Eclaircie sur le hâble d’Ault

C’était un Samedi du début Mars, gris et pluvieux, une de ces journées sans luminosité comme nous en avons eu beaucoup en Février. Pour autant, Météo France s’obstinait à nous annoncer une fin d’après-midi ensoleillée et, animé par un grand besoin de m’aérer, je décidais de faire confiance aux prévisionnistes. Curieux de savoir où en étaient les migrations, j’avais jeté mon dévolu sur le Hâble d’Ault… Pourtant, une fois sur place, le temps gris et humide laissait finalement peu d’espoir de réaliser la moindre image et j’ai parcouru le hâble une bonne heure les mains dans les poches et le matériel photo dans le sac à dos, en me contentant simplement du plaisir de la promenade rythmée par le bruit des vagues contre la digue.

C’est finalement en toute fin de la promenade, comme une récompense, que le ciel chargé de lourds nuages s’est soudain déchiré pour laisser passer un rayon de soleil. Immédiatement la mer s’est illuminée, alors que les terres restaient encore sous un ciel bien sombre, offrant au regard un contraste spectaculaire. Chassant les nuages vers les terres, la lumière dorée a peu à peu envahi le Hâble d’Ault, en soulignant les reliefs…

Je décidais alors d’aller profiter du spectacle du soleil couchant sur les falaises et je poussais jusqu’à Ault. De la grisaille, il ne restait qu’une légère brume, diffusant la lumière du crépuscule…

Je profitais encore quelques instants de ces belles lumières en essayant divers points de vue, avant de me résoudre à rejoindre la voiture pour le chemin du retour…