Les plages Picardes

Dunes de sable sur la côte Picarde, plantées<br />
d'oyats

Depuis la Baie d’Authie jusque la Baie de Somme, les plages picardes d’étendent sur plusieurs dizaines de kilomètres, en passant par Fort-Mahon et Quend-Plage, les

deux stations balnéaires les plus connues. Pour qui les découvre, les plages de Picardie impressionnent avant tout par leur immensité. Le sable fin est partout présent et le

regard se perd sur l’horizon lorsque la basse marée dévoile toute l’étendue du rivage. Si elles sont (parfois !) propices au bains de soleils, c’est surtout pour les longues promenades au bord de la mer, rythmées par le bruit des vagues, que ces plages sont appréciées.

En soirée, ce sont des lieux qui savent offrir de magnifiques couchers de soleil sur la mer, alors qu’au petit matin, lorsque la lumière passe au dessus des dunes et s’en vient lécher les vagues, elle colore l’écume de ses reflets dorés.

C’est le pays des coquillages, qui craquent sous les pas des promeneurs ou que les enfants ramassent comme des trésors. Lorsque la mer se retire, on peut voir les mouettes et autres goélands se précipiter pour venir glaner leur repas dans un concert de cris. On y trouve également les milliers de bouchots qui s’étendent au sud de Quend-Plage, et qui font de la conchiliculture une activité phare du littoral.

C’est aussi le pays de la lande dunaire, peuplée de lapins, où poussent les argousiers, les oyats et où les arbres ne parviennent pas à se fixer. Ces paysages formés de creux et de bosses, où le sable est omniprésent, ne sont pas sans évoquer quelque désert lointain…

Enfin, c’est aussi le royaume du vent, qui se contente souvent d’agiter les oyats ou de dessiner des motifs abstraits sur la plage, mais qui parfois soulève le sable et cingle les visages, les jours de tempête. Ce sont ce vent et ces étendues vierges qui rendent les plages picardes si attractives pour les sports tels que le char-à-voile ou le Kyte-Surf. Les jours de grand vent, c’est un régal que d’aller voir ces acrobates évoluer entre ciel et mer, au milieu de l’écume et des embruns.

 

«La mer est l’élément le plus difficile à décrire, comme le plus difficile à photographier.» Paul Guimard