Terres agricoles
La Picardie Maritime se divise en deux principales régions agricoles. Le Ponthieu au nord, où dominent l’élevage bovin, les cultures intensives de céréales (maïs, blé, orge, escourgeon) et de légumes (pois, salsifis, pommes de terre, endives, choux), les betteraves ou le lin. Au sud, le Vimeu est plutôt tourné vers l’élevage laitier et les prairies dominent. Les céréales occupent environ la moitié des terres cultivées. Elles sont utilisées principalement pour l’alimentation des hommes et des animaux, mais également dans les industries papetières, chimiques, pharmaceutiques, cosmétiques, pour leurs fibres, l’amidon, la cellulose ou pour la production d’éthanol. Des équipes de recherche, regroupées en Picardie au sein d’un pôle de compétitivité, travaillent à la valorisation de ces ressources agricoles. Le blé et l’orge sont semés en octobre et les pousses sortent de terre durant l’hiver. En Avril et Mai, les tiges et les épis se forment et le grain atteint sa maturité en Juin. En juillet, les agriculteurs commencent à venir régulièrement prendre des échantillons dans les champs pour mesurer le degré d’humidité et vient alors le temps de la moisson durant lequel les belles journées sont rythmées par le va-et-vient des bennes de grain qui rejoignent la coopérative. La pomme de terre est, quant-à-elle, semée au printemps, les champs présentent alors des butées caractéristiques. Les primeurs seront récoltées en juin, celles destinées à être consommées tout l’hiver à l’automne. Autre produit phare de la région, la betterave est bien adaptée aux terres riches de la Picardie. Cette plante bisannuelle stocke ses réserves de sucre la première année, et utilise ces réserves pour fleurir et produire ses graines la deuxième année. Elle est donc récoltée en fin de première année, au début de l’hiver. C’est l’époque où les immenses tas de betteraves apparaissent le long des routes de campagne et où les automobilistes apprennent à se faire tout petits quand ils croisent les camions-bennes qui foncent vers la sucrerie, chargés à ras-bord ! Le climat de la Picardie Maritime est également favorable au lin et cette culture y est très présente, offrant au regard de magnifiques champs teintés de bleu. Une fois les graines à maturité, les tiges sont arrachées par d’étonnantes machines qui les déposent en andains sur le sol où les bactéries détruiront les ciments qui lient les fibres, c’est le rouissage. Le lin, ramassé ensuite sous forme de grosses balles rondes, est acheminé vers l’industrie textile. Les oléo-protéagineux, plantes cultivées pour leur richesse en huile et/ou en protéines (colza, pois) et les légumes constituent pour l’essentiel, le reste des cultures.
«Il en est des paysages comme des hommes : il faut un peu les vivre pour pénétrer leurs secrets.» Harry Bernard