Champignons de la Forêt de Crécy


Photographier les champignons

Photographier les champignons est peu à peu devenu une de mes activités principales quand vient l’automne. C’est un sujet de choix pour continuer à pratiquer la photographie alors que le temps gris et humide s’installe. Cela permet de prolonger le plaisir alors que les belles journées lumineuses s’espacent. Et peu à peu on découvre l’immense biodiversité des champignons et toute la palette de formes et de couleurs qui les rendent si esthétiques et photogéniques.

Trouver les champignons

Il y a d’abord le plaisir de chercher et de trouver les plus beaux specimen de champignons. L’avantage de les chercher pour les photographier, c’est que l’on n’a pas à se préoccuper de savoir si ils sont comestibles ou pas. Ce qui n’empêche pas de ramener de quoi faire une bonne omelette de temps en temps ! Il y a le plaisir de la promenade, un petit côté chasse au trésor également. Et puis il y a aussi le le plaisir du collectionneur quand on trouve une espèce nouvelle qu’on n’a jamais pris en photo.

Le matériel photo

Photographier les champignons ne demande pas énormément de moyens techniques. Un reflex équipé d’un objectif macro de 60 mm permet déjà de faire beaucoup de choses. Un petit pied photo permettant de descendre très bas ou un coussin sont en revanche indispensables. Comme souvent en macro, on cherche à avoir beaucoup de profondeur de champ, donc les temps de pose sont longs. L’appareil doit donc être bien stabilisé. Le retardateur ou la télécommande permettent d’éviter les flous de bougé au moment du déclanchement. A condition de respecter le biotope spécifique du champignon, rien n’interdit de le déplacer un peu pour une composition plus jolie. Certains champignons se font une spécialité de pousser dans les ronces, alors qu’un endroit bien dégagé les mettra bien mieux en valeur…

Identifier les champignons

De retour à la maison, il convient de parvenir à identifier le champignon photographié, et cela peut vite devenir compliqué. Les mycologues experts ont recours à des réactifs et à des vues au microscope pour différencier certaines espèces… Pour ma part, je me contente d’un bon guide et de faire appel aux mycologues sur les forums et groupes Facebook dédiés à l‘identification des champignons. Pour autant, j’ai toujours été chagriné par le fait de devoir détruire le champignon pour pouvoir l’identifier. En effet, il faut au minimum la photo de la coupe, en plus des face et profil. Pensez à noter l’odeur, les arbres à proximité, le goût si vous êtes sûr de ne pas en avaler par inadvertance. Tous ces éléments sont indispensables pour être formel dans l’identification, même si çà reste difficile d’après photographies. On dit que la complexité d’une science s’évalue au nombre de mots qui lui sont propres. Pour la mycologie, il suffit de regarder la liste des adjectifs qui décrivent les lames pour s’en rendre compte !

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