Promenade en baie de Somme : du Crotoy à Saint-Valery-sur-Somme, en passant par Le Hourdel

S’il est une région qui mérite d’être découverte au rythme de la lumière et des marées, c’est bien la baie de Somme. Classée parmi les plus belles baies du monde, elle offre une incroyable diversité de paysages où se mêlent nature préservée, patrimoine maritime et villages de caractère.
Cette série de photographies vous invite à une promenade entre Le Crotoy, Le Hourdel et Saint-Valery-sur-Somme, comme une succession de cartes postales révélant toute la richesse de ce coin de Picardie. Des plages baignées par la lumière du soir aux quais animés, des marais peuplés d’oiseaux aux ruelles fleuries, chaque étape dévoile une facette différente de la baie.
Le Crotoy, entre lumière dorée et nature sauvage
La promenade débute au Crotoy, seule station balnéaire de la baie orientée plein sud. Cette exposition particulière lui offre des couchers de soleil aux couleurs souvent spectaculaires. Les dernières lueurs de la journée enveloppent la plage et les Tourelles d’une lumière chaude, donnant au paysage une atmosphère paisible et intemporelle.
Le marais du Crooty rappelle que la baie est avant tout un espace naturel exceptionnel. Une scène insolite attire le regard : une imposante vache Highland Cattle s’est aventurée sur un petit îlot où nichent de nombreuses mouettes. Véritable nurserie pour leurs poussins, cet espace est défendu avec une énergie surprenante. Les oiseaux multiplient les piqués, les cris et les lâchers de fientes pour tenter d’éloigner l’intruse, offrant un spectacle révélateur de la vie sauvage qui anime la baie de Somme.
Saint-Valery-sur-Somme, le charme d’une cité maritime
Impossible d’évoquer la baie de Somme sans s’arrêter à Saint-Valery-sur-Somme, l’un des plus beaux villages de la côte picarde.
Le long des quais, les bateaux se balancent doucement sur le chenal de la Somme tandis que les façades anciennes se reflètent dans une eau changeante au gré des marées. En été, les roses trémières apportent leurs couleurs éclatantes et renforcent le charme déjà bien présent de cette cité maritime.
Le célèbre chemin de fer de la baie de Somme ajoute une touche de nostalgie. Sa locomotive à vapeur traverse les paysages de la baie dans un panache de fumée, rappelant l’époque où le train était le principal moyen de rejoindre les stations balnéaires de la côte.
En prenant un peu de hauteur, le vieux quartier médiéval dévoile ses ruelles pavées, ses maisons de pierre et ses façades couvertes de fleurs. Derrière chaque porte semble se cacher un jardin soigneusement entretenu, donnant à la ville une atmosphère particulièrement accueillante.
Plus loin, au Cap Hornu, la journée commence dans une ambiance tout aussi magique. Les premiers rayons du soleil illuminent les lilas de mer, dont les teintes violettes contrastent délicatement avec les nuances dorées de l’aube. Un moment de calme absolu, seulement troublé par le chant des oiseaux et le souffle du vent.
Le Hourdel, là où la baie rencontre la Manche
À l’extrémité sud de la baie, Le Hourdel conserve son identité de petit port de pêche. Les chalutiers y rappellent que l’activité maritime est toujours bien vivante et rythme la vie du village.
Face à la mer, le célèbre cordon de galets attire promeneurs et photographes. Les visiteurs viennent y admirer l’immensité du paysage, observer les marées ou simplement profiter de l’air marin. C’est également l’un des meilleurs endroits pour apercevoir les phoques qui ont élu domicile dans la baie, même si ce jour-là, ce sont surtout les promeneurs qui animaient le rivage.
Une baie qui change à chaque instant
En baie de Somme, aucune promenade ne ressemble à la précédente. La lumière évolue sans cesse, les marées redessinent les paysages et la faune offre régulièrement des scènes inattendues.
Entre les couchers de soleil du Crotoy, les quais fleuris de Saint-Valery-sur-Somme, les chalutiers du Hourdel et les vastes espaces naturels des marais, chaque halte compose une nouvelle carte postale. C’est sans doute cette diversité qui fait tout le charme de la baie de Somme et explique pourquoi on ne se lasse jamais d’y revenir.
Que l’on soit passionné de photographie, amateur de nature, amoureux du patrimoine ou simple promeneur, cette destination offre, en toute saison, une multitude de paysages et d’instants à immortaliser.
Les géants doux du Ponthieu : rencontre avec deux chevaux Boulonnais

Sur la route qui mène vers la baie de Somme, non loin de Nouvion-en-Ponthieu, il suffit parfois d’un simple arrêt au bord d’une pâture pour vivre une belle rencontre. C’est là que j’ai croisé ces deux magnifiques chevaux Boulonnais, paisiblement occupés à brouter sous le ciel picard.
Photographier des chevaux en pâture demande un peu de patience. La plupart du temps, leur attention est tournée vers l’herbe tendre qui pousse à leurs pieds. Il faut alors attendre qu’ils relèvent la tête, l’espace de quelques secondes, ou profiter du moment où ils traversent le pré pour venir à votre rencontre. Car ces deux-là sont particulièrement sociables. Curieux et confiants, ils n’hésitent pas à s’approcher de la clôture pour réclamer quelques caresses et observer leur visiteur de plus près.
À mesure qu’ils se rapprochent, on prend toute la mesure de leur impressionnante stature. Leur large poitrail, leur musculature puissante et leurs épaules massives témoignent de siècles de sélection pour le travail de trait. Pourtant, malgré leur force évidente, leur regard reste doux et leur comportement d’une grande tranquillité. Leur élégante crinière apporte même une touche de noblesse à cette silhouette de colosse.
Le Boulonnais est l’une des plus anciennes races de chevaux de trait françaises. Originaire des Hauts-de-France, il est souvent surnommé le « Pur-Sang des chevaux de trait » en raison de son élégance et de ses allures plus légères que celles d’autres races de travail. Son histoire est intimement liée à celle de la côte d’Opale et des plaines du Nord.
Pendant plusieurs siècles, le modèle léger du Boulonnais, appelé le « mareyeur », joua un rôle essentiel dans le transport du poisson frais. Attelés à des chariots chargés de la pêche débarquée à Boulogne-sur-Mer ou à Dieppe, ces chevaux parcouraient à vive allure les routes menant jusqu’aux Halles de Paris. Avant l’arrivée du chemin de fer, ils assuraient ainsi la fameuse « Route du Poisson », couvrant parfois plus de cent kilomètres en une seule journée. Leur endurance, leur puissance et leur rapidité faisaient leur réputation bien au-delà de leur région d’origine.
Au XIXᵉ siècle, avec le développement de l’agriculture intensive, un type plus imposant apparaît : le grand Boulonnais, particulièrement apprécié pour les travaux des champs et le transport de lourdes charges. Sa force exceptionnelle en fait alors l’un des chevaux de trait les plus recherchés de France.
Comme beaucoup de races de trait, le Boulonnais a cependant connu un fort déclin après la mécanisation de l’agriculture. Les effectifs ont chuté au point que la race est aujourd’hui considérée comme l’une des plus menacées parmi les chevaux de trait français. Depuis plusieurs décennies, éleveurs, associations et passionnés multiplient les initiatives pour préserver ce patrimoine vivant. Concours, manifestations d’attelage, utilisation dans les travaux agricoles ou forestiers, tourisme et loisirs équestres contribuent à maintenir la race et à faire découvrir ses qualités au grand public.
Observer ces deux chevaux dans leur pâture du Ponthieu, c’est finalement contempler bien davantage que de simples animaux. C’est rencontrer un fragment de l’histoire rurale des Hauts-de-France, un héritage façonné par les hommes, les paysages et les routes qui reliaient autrefois la côte aux grandes villes du royaume.
Face à leur puissance tranquille et à leur gentillesse naturelle, on comprend aisément pourquoi le cheval Boulonnais continue de susciter autant d’attachement. Un géant, certes, mais un géant au cœur tendre.
Les Bufflonnes dans le Marais du Crotoy : Une Pratique d’Écopâturage en Baie de Somme

Dans la baie de Somme, le Marais du Crotoy utilise une méthode naturelle de gestion des espaces verts : l’écopâturage. Ce système consiste à faire paître des animaux dans des zones sensibles afin de maintenir l’équilibre écologique de ces espaces. Dans ce cadre, des bufflonnes ont été choisies pour leur capacité à s’adapter aux conditions particulières du marais.
L’Écopâturage : Une Méthode Naturelle de Gestion
L’écopâturage est une alternative écologique à l’utilisation de produits chimiques comme les herbicides. Il consiste à laisser des animaux, tels que les bufflonnes, paître dans des espaces naturels afin de réguler la végétation. Cette pratique permet de limiter la prolifération de certaines espèces végétales et de maintenir des habitats naturels pour la faune locale.
Pourquoi Choisir les Bufflonnes ?
Les bufflonnes sont des animaux robustes et bien adaptés aux milieux marécageux comme ceux du Marais du Crotoy. Elles sont capables de se nourrir d’une grande variété de végétation, y compris de plantes qui peuvent se développer de manière excessive si elles ne sont pas contrôlées. Leur présence permet ainsi de gérer efficacement la végétation, tout en préservant la diversité des espaces naturels.
Les Bénéfices pour la Biodiversité
La gestion de la végétation par les bufflonnes aide à maintenir les équilibres écologiques du marais. En broutant certaines plantes, elles empêchent l’envahissement du sol par des espèces trop compétitives, favorisant ainsi la croissance de végétaux variés. Ce processus contribue indirectement à la préservation de la biodiversité locale.
Un Tourisme Durable
L’écopâturage dans le Marais du Crotoy s’inscrit également dans une démarche de tourisme durable. En observant ces bufflonnes, les visiteurs peuvent comprendre l’importance de cette méthode pour la préservation des paysages naturels. Cela permet de sensibiliser le public à l’importance de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.
Conclusion
L’utilisation des bufflonnes pour l’écopâturage dans le Marais du Crotoy est une méthode simple et efficace de gestion des espaces naturels en baie de Somme. Cette pratique contribue à la préservation des écosystèmes locaux tout en offrant une alternative écologique à l’entretien traditionnel des terrains.
Vaches Highland Cattle

Voici une petite série de photographies pour lesquelles nos jolies vaches écossaisesréalisées à proximité de Noyelles-sur-mer en baie de Somme . Les Highland Cattle, on bien voulu poser et servir de modèle… J’ai donc pu tirer le portrait de ces belles vaches et de ce magnifique taureau aux longues cornes et aux longs poils. A contre jour ou avec le petit veau qui ressemble à une peluche, ces animaux sont magnifiques ! Ces animaux rustiques sont élevés comme vaches à viande et participent pleinement à l’écopâturage pour maintenir les marais et les renclôtures comme milieu ouvert.
Les colza au Cap Hornu

En ce mois d’avril froid et tristounet côté météo, les colza viennent mettre un peu de gaité ! Ces beaux tapis jaunes colorent nos paysages et offrent aux photographes matière à jouer avec les contrastes et les fuyantes. Vus du ciel avec le drone, les champs de colza sont de très jolis premiers plan qui soulignent la beauté du bocage au niveau des hauteurs du cap Hornu à Saint-Valery-sur-Somme. Un écrin pour la chapelle des marins, cette charmante petite église ! En arrière plan, c’est toute la baie de Somme que l’on découvre, avec ses bancs de sable et ses mollières, et le chenal de la Somme qui s’écoule vers la mer.
Taureau Highland Cattle

Voici quelques images d’un taureau Highland Cattle noir assez impressionnant amis à qui j’ai eu envie de tirer le portrait. Les vaches écossaises sont de plus en plus présentes dans les marais arrière-litoraux pour pratiquer l’écopâturage. Dans la pâture de Noyelles-sur-mer, c’est tout un troupeau accompagné de hérons garde-boeufs qui broute tranquillement. Je ne me risquerais pas à entrer dans la pâture, mais ce beau gosse semble assez placide et plutôt bienveillant.