Baie de Somme : Le réveil printanier entre terre et mer au Hourdel

Avec le retour des premiers beaux jours, la Baie de Somme change de visage. La lumière hivernale, crue et parfois austère, laisse place à une douceur dorée qui invite à l’évasion. C’est le moment idéal pour redécouvrir cet estuaire classé parmi les plus belles baies du monde, là où l’horizon semble n’avoir aucune limite.
L’immensité de la marée basse : un terrain de jeu infini
Lorsque la mer se retire, elle dévoile un spectacle organique et changeant. Les espaces immenses découverts par la marée basse transforment la baie en un désert de sable et de vase, strié par le passage de l’eau. Arpenter ces étendues, c’est s’offrir une parenthèse de liberté absolue.
Du côté de la Pointe du Hourdel, le paysage est particulièrement spectaculaire. Les marcheurs, minuscules silhouettes face à l’immensité, s’aventurent sur les bancs de sable pour observer de loin la colonie de phoques ou simplement pour respirer l’air iodé.
La Baie de Somme vue du ciel : l’art des méandres
Pour le photographe, ce redoux est l’occasion parfaite de ressortir le drone. Prendre de la hauteur permet de comprendre toute la complexité géologique de l’estuaire.
Sous l’œil de l’objectif, la nature dessine des tableaux abstraits :
- Les reliefs des bancs de sable : Sculptés par les courants, ils créent des jeux d’ombre et de lumière uniques.
- Les rieux et la Somme : Les bras d’eau serpentent à travers la baie, traçant des méandres argentés qui scintillent sous le soleil printanier.
- Le contraste des textures : Entre le sable sec, les zones humides et les chenaux profonds, la palette de couleurs passe du beige chaud au bleu turquoise.
Ces prises de vue aériennes révèlent une poésie graphique que seul le recul du ciel peut offrir, transformant le littoral en une véritable œuvre d’art vivante.
Le Crotoy : L’éternel spectacle des couchers de soleil
De l’autre côté de la rive, au Crotoy, l’ambiance est différente mais tout aussi magique. Seule plage du Nord exposée plein sud, la ville offre un point de vue privilégié sur l’ensemble de la baie.
Ici, les couchers de soleil sont une institution. Alors que le jour décline, le ciel s’embrase de teintes orangées, pourpres et violettes. Les reflets sur le sable mouillé doublent l’intensité du spectacle. Pour tout photographe, amateur ou professionnel, il est impossible de ne pas immortaliser ces instants sur la pellicule (ou le capteur !). Chaque soir est une promesse de clichés inédits.
Une destination à redécouvrir maintenant
Que vous soyez amoureux de grandes randonnées, passionné de photographie aérienne ou simplement en quête de sérénité, la Baie de Somme en ce début de printemps est une destination incontournable. Entre les reliefs du Hourdel et les lumières du Crotoy, l’estuaire vous attend pour une immersion totale au cœur de la nature.
Des vagues et des oiseaux à Quend-plage

Voici une série de photos réalisées sur la plage de Quend-Plage, à deux pas de la baie de Somme. En ce début janvier, la tempête Ingrid nous épargne et nous offre le spectacle d’une belle mer agitée en fin d’après-midi alors que le soleil s’apprête à disparaitre derrière l’horizon. Les vagues sont impressionnantes et les embruns s’envolent dans le contre-jour, créant un spectacle sans cesse renouvellé. Les oiseaux marins evoluent gracieusement au ras des vagues à la recherche de quelques poissons égarés. On sent que les beaux jours vont bientôt revenir, çà fait un bien fou !
Le plaisir simple de photographier les oiseaux au jardin, près de la baie de Somme

Photographier les oiseaux au jardin est un plaisir discret, presque méditatif. À deux pas de la baie de Somme, les occasions ne sont pas si fréquentes. Les périodes de grand froid ensoleillées restent rares, et lorsqu’elles se présentent, elles prennent une valeur toute particulière. Ces matins-là le jardin devient un véritable poste d’observation.
Installer une tente-affût au fond du jardin est alors passe-temps des plus agréables. Rien de spectaculaire : un peu de bricolage et d’installation pour la mise en scène, un peu de patience, et le silence qui s’installe. Très vite, la mangeoire reprend vie. C’est le matin que les oiseaux sont les plus nombreux, quand la lumière est encore douce, l’activité est intense.
Cette année, les visiteurs réguliers sont surtout des mésanges bleues et des mésanges charbonnières, ainsi que les rougegorges. Toujours en mouvement, les mésanges viennent chercher les graines de tournesol avec une efficacité redoutable, éjectant au passage tout ce qui ne les intéresse pas. Les rougegorges, plus circonspects, observent avant de se décider, souvent depuis un perchoir improvisé, puis s’installent et ne lâchent plus la place tant qu’ils ne sont pas rassasiés.
Parfois, une surprise. Un chardonneret a fait une apparition, furtive mais marquante. Au sol, un couple de tourterelles turques vient régulièrement picorer, apportant une présence plus calme. Les pinsons, eux aussi, préfèrent rester au pied de la mangeoire, fouillant dans les graines laissées par les mésanges. La scène est belle à observer, même si elle n’est pas toujours idéale pour la photographie.
Pour les images, il faut composer avec ceux qui acceptent de se poser sur les perchoirs. De simples morceaux de bois, conservés au fond du jardin pour favoriser un peu la biodiversité. Rien d’artificiel : juste des supports naturels, patinés par le temps, avec un peu de mousse et de lichens qui s’intègrent parfaitement au décor et donnent du caractère aux photos.
Photographier les oiseaux au jardin, ce n’est pas chercher la performance ou la rareté. C’est profiter d’un moment calme, d’une lumière hivernale, et de la vie ordinaire qui s’anime à quelques mètres de soi. Près de la baie de Somme, ces instants sont précieux, et chaque déclenchement devient une façon simple de les savourer.
Marché de Noël d’Amiens : ambiance, chalets et nouveautés !

Le Marché de Noël d’Amiens s’est imposé depuis plusieurs années comme l’un des temps forts de la fin d’année. Installé dans les rues du centre-ville, il s’étend sur près de 2 kilomètres d’allées illuminées et rassemble un grand nombre d’exposants autour de la place de l’Hôtel de Ville et des rues commerçantes adjacentes jusqu’à la gare et la tour Perret.
Plus de 100 chalets autour de l’artisanat et de la gastronomie
Cette édition compte plus de 100 chalets en bois qui présentent une diversité d’offres : artisanat (plus ou moins) local, décorations de Noël, créations textiles ou encore idées cadeaux. Les stands gastronomiques ont une place importante, avec des produits du terroir et des spécialités régionales : fromages, charcuteries, pain d’épices, nougat, marrons chauds mais aussi chocolateries qui soignent leurs vitrines pour la saison.
Les allées du marché permettent de déguster sur place ou à emporter des mets traditionnels tout en déambulant dans les rues décorées : vin chaud, confiseries, macarons d’Amiens ou autres douceurs hivernales se mêlent aux effluves de gastronomie picarde.
Une ambiance de Noël dans le cœur de la ville
L’ambiance générale du marché repose avant tout sur la convivialité et les illuminations. Dès la tombée de la nuit, les rues s’animent de milliers de lumières et de décorations qui accompagnent les visiteurs entre les chalets. Les façades des bâtiments et les vitrines des chocolateries et bijouteries voisines participent à cette atmosphère, avec des présentations soignées qui rappellent l’esprit de Noël.
Autour des stands, l’organisation d’animations ponctuelles — déambulations, musiques ou petits spectacles — ajoute une dimension festive sans être intrusive, favorisant une flânerie calme et propice aux rencontres.
Nouveauté 2025 : la tour aux balançoires
Cette année, la traditionnelle grande roue qui figurait historiquement sur le marché a été remplacée par une tour aux balançoires. Installée près de la tour Perret, elle offre un point de vue en hauteur sur le marché avec quelques sensations fortes cette fois-ci.
Le Marché de Noël d’Amiens reste un rendez-vous ancré dans la tradition des fêtes de fin d’année, combinant commerce local, stands gastronomiques, décors et lumières sans s’appuyer sur une dimension touristique accrue. Il continue d’attirer un large public amiénois et régional, à la recherche d’une atmosphère de saison simple et chaleureuse.
La saison des champignons en forêt de Crécy

L’automne s’achève tout doucettement et avec lui la fin de la saison des champignons dans la forêt de Crécy (Somme, 80). Cette année encore, la nature a été généreuse, même si les premières pousses ont été retardées à cause de la sécheresse estivale. Sur le plan gustatif, les cèpes de Bordeaux ont été particulièrement abondants, probablement une conséquence visible du réchauffement climatique. Pas de girolles ni de trompettes de la mort pour ma part, mais des pieds-bleus et des pieds-de-mouton dont je me suis régalé.
Et puis il y a tous les autres champignons, dans leur diversité de formes, de couleurs et de tailles, qui régalent le photographe. Le plaisir de dénicher un joli spécimen avant que les limaces ne s’y attaquent, de le mettre en scène dans un décor harmonieux si besoin, puis d’essayer de l’identifier… c’est tout un monde miniature à explorer et tant de choses à apprendre !
Arrivée de l’automne en Baie de Somme

L’automne arrive petit à petit en baie de Somme et divers signes montrent que la fin de la saison touristique est proche. Voiliers, Kayaks, promeneurs sont encore bien présents les week-end pour profiter des derniers beaux jours. Pourtant, au Crotoy, les marins pêcheurs échouent leurs chalutiers sur la plage pour les opérations de maintenance et remettre un coup de peinture avant l’hiver. Dans le marais, les jeunes cygnes tuberculés sont rassemblés et vont certainement s’envoler vers d’autres cieux plus cléments pour la saison hivernale. C’est aussi l’époque des grandes marées et des premières tempêtes si spectaculaires à Ault. Cependant, durant les belles journées, les lumières chaudes viennent encore saturer les couleurs des baies d’agousier le long de la route blanche au Hourdel. Petit à petit l’automne s’installe, pas de doute !