Actualité

Le safran du Scardon

Le rêve du safran

Voici maintenant 2 ans que Fabrice Houdant s’est lancé dans la culture du Safran à Saint-Riquier en créant sa propre marque, le « Safran du Scardon« , du nom du petit cours d’eau qui passe près de son champ. Pour Fabrice, se mettre à son compte et créer son entreprise est un rêve muri depuis plus de 15 ans. Avant de pouvoir cultiver l’épice la plus chère du monde, il lui a fallu trouver un terrain, réunir les fonds nécessaires à l’achat des bulbes, apprendre à naviguer dans les contraintes administratives, et trouver des partenaires pour créer des produits dérivés et distribuer sa production.

Après une première année de test avec 10 000 bulbilles, ce sont aujourd’hui 50 000 bulbes qui produisent leurs premières fleurs ! L’aventure a vraiment démarré cet été avec la plantation des Crocus sativus, cette espèce particulière qui fleurit en octobre et produit 6 à 8 jolies fleurs violettes par bulbe. Chacune de ses fleurs contient un pistil divisé en trois filaments rouges longs de 3 à 4,5 cm, qu’on appelle les stigmates.

Ces stigmates, une fois coupés et déshydratés forment le safran, une épice nommée également « l’or rouge ». Fort heureusement, il ne faut que 3 à 5 stigmates pour parfumer un plat, car pour obtenir un gramme de safran il ne faut pas moins de 150 à 200 fleurs ! Ça fait quand même 150 000 fleurs en moyenne pour un kilo de safran ! C’est cette rareté et l’importante main d’œuvre nécessaire qui expliquent le prix élevé (30 à 40 €/gr.) du safran.

En harmonie avec la nature…

Dans la culture du safran, la plus grosse partie du travail se fait à la main, d’autant plus que Fabrice a fait le choix de n’utiliser aucun traitement pour préserver la qualité de son produit. Pas de paillage non plus pour se prémunir des attaques de mulots. Il se plait à raconter qu’il a fait ami-ami avec une buse (son « chien de garde« ) qui vient lui tenir compagnie et que c’est elle qui régule les rongeurs amateurs de bulbes. Il y a bien un lapin qui s’est essayé à faire un terrier dans le champ, mais Fabrice l’a gentiment déménagé pour lui faire comprendre que ce n’était pas possible…

Vigilant, chaque jour il vient inspecter et surveiller ses cultures. Il lui faut également désherber entre les rangs de fleurs et biner légèrement pour garder la terre meuble qui convient à la plante. Bricoleur, il s’est fabriqué un outil, une sorte de croc à une dent, pour ne pas abîmer ses cultures et être le plus précis possible dans ses gestes. Bien que grand et costaud, il faut voir le soin et la délicatesse que Fabrice déploie pour ses fleurs ! Et s’il casse une tête de crocus par maladresse, il est aussitôt plein de remords et s’en veut terriblement. Animé d’une véritable passion, il félicite ses plantes qu’il appelle « ses filles« , les encourage, les rassure, ou les remercie pour leur parfum et leur générosité.

Dans son champ, Fabrice est un homme heureux ! Cette vie saine, au milieu de ses fleurs et de son potager, il en a si longtemps rêvé qu’il la goûte pleinement aujourd’hui. Pour autant, il n’est pas naïf, il sait qu’il lui faut trouver d’autres terres agricoles à louer et d’autres restaurants partenaires pour pérenniser son exploitation, mais c’est un grand optimiste et il a une confiance absolue dans la qualité de son produit. « Il suffit de sentir sa bonne odeur pour savoir que c’est du bon » dit-il !

La récolte

En ce moi d’Octobre, l’heure de la récolte est enfin arrivée, elle va s’étaler sur un mois environ. Les fleurs poussent principalement la nuit, et chaque matin le safranier découvre si la journée va être bonne ou pas. En général, les safraniers connaissent 2 à 3 pics de floraisons sur le mois et il faut être particulièrement réactif ces jours là qui peuvent représenter chacun 20 à 30% de la récolte. En théorie, il faut 12°C la nuit et une petite pluie d’automne pour que le champ soit bien fleuri. Mais on ne sait jamais trop bien à quoi s’attendre en arrivant, c’est la magie du safran !

Les jours fastes, Fabrice convoque femme et enfants pour l’aider à la cueillette car il faut récolter dès que la fleur s’ouvre pour conserver la qualité maximale du safran. Les UV du soleil et les pollens transportés par les abeilles et les bourdons dégradent la qualité du safran, donc il faut cueillir vite ! Sans compter que les bourdons, trop gros et trop lourds on tendance à casser les stigmates ! La cueillette est également un travail tout en délicatesse car il convient de ne pas arracher les futures fleurs. Les abeilles sont nombreuses et il faut également prendre garde aux piqures lorsqu’on saisit une fleur…

L’émondage

Une fois la cueillette terminée, il faut séparer les stigmates du reste de la fleur, c’est l’émondage. Ce travail minutieux et un peu fastidieux se fait avec une paire de petits ciseaux, pour éviter le contact avec les doigts qui dégrade le stigmate, en coupant juste avant la partie jaune. Cette opération se fait dans la foulée de la cueillette, toujours pour ne pas laisser le temps à la fleur de se dégrader et conserver toute sa qualité au safran. L’émondage a lieu en local fermé, et très vite l’odeur forte du safran envahit l’atmosphère, et c’est toute une ambiance où chacun est absorbé par sa tâche.

Une fois coupé, chaque stigmate est déposé sur un petit présentoir pour être ensuite placé dans le four pour être séché. Une grande partie du savoir-faire du safranier se situe lors de cette étape durant laquelle le safran va perdre 80% de son poids. Les arômes développés sont fonction du mode et de la durée du séchage et c’est un secret de fabrication bien gardé !

Produits dérivés

Fabrice commercialise aujourd’hui trois produits dérivés en collaboration avec un traiteur de la région. Vous pouvez ainsi trouver son miel de safran, le confit de safran et l’huile de safran, et bien sûr le safran pur, dans les points de vente cités ci-dessous ou encore sur les marchés régionaux et marchés de Noël à venir.

Pour contacter Fabrice :

Son mail : safranduscardon@gmail.com

Sa page facebook : https://www.facebook.com/safranduscardon

Points de vente des produits :

Un temps pour les phoques !

Voici une petite compilation de photos de phoques gris et de phoques veaux-marins réalisée à Berck-sur-mer dans la baie d’Authie. C’est le site idéal pour les observer et les photographier car ils ne sont séparés des visiteurs que par la largeur de l’Authie et qu’on peut les approcher sans les déranger. Un petit rappel quand même : ce sont des animaux sauvages ! Laissez votre chien à la maison si vous allez les voir et parlez tout bas…

Au petit matin, les phoques sont éclairés par la lumière chaude du soleil se levant sur les dunes qui bordent l’Authie, le spectacle est vraiment beau… A marée basse, on observe ainsi les animaux se reposer sur les bancs de sable. Avec un peu de chance, on les voit arriver en groupe ou un par un et venir s’installer devant nous pour la sieste. Quelques jeunes s’amusent et grimpent à toute vitesse sur le sable pour repartir aussitôt dans l’eau dans une gerbe d’éclaboussures.

Les autres minaudent et prennent des poses improbables avec moults contorsions. Les deux espèces ont tendance à s’éloigner l’une de l’autre mais ce n’est pas une règle absolue. Plus nombreux, les phoques veaux-marins se dispersent plus facilement sur le banc de sable alors que les phoques gris se rassemblent « en tas » à une extrémité. Septembre est la période où ils commencent à jouer ensemble et c’est un grand plaisir d’assister à ces simulacres de combats.

Les graphismes de la baie de Somme

C’est un des plaisir de la photo par drone que de découvrir les graphismes si particuliers de la baie de Somme. Voici une petite série réalisée dans les mollières lors des grandes marées, alors que l’arrivée de l’eau souligne les reliefs et transforme les couleurs. A chacun de laisser vagabonder son imagination, entre BD, peinture abstraite ou imagerie médicale…

Les grandes marées en baie de Somme

L’automne et le printemps sont les périodes de grandes marées et c’est un spectacle qui est toujours assez impressionnant en baie de Somme. Les paysages se transforment totalement alors que l’eau envahit les mollières ou que le niveau du chenal monte. A Saint-Valery, la mer vient lécher les berges et les voiliers en profitent pour sortir tirer quelques bords dans la baie. Dans les mollières, les couleurs changent, les reliefs s’estompent, vue du ciel c’est un beau spectacle…

La Chartreuse Notre-Dame-des-Prés de Neuville-sous-Montreuil

La chartreuse Notre-Dame-des-Prés est un monastère fondé en 1325 pour l’ordre des Chartreux par le comte de Boulogne près de Montreuil-sur-mer… En 700 ans d’histoire, la chartreuse a été détruite, reconstruite, à servi d’hôpital, de centre culturel, a été occupée par des moines, puis des sœurs.

Rongée par la mérule, la chartreuse est aujourd’hui le deuxième chantier de restauration derrière Notre-Dame de Paris. Il faut reconnaitre qu’à l’intérieur, çà tient parfois un peu de la visite de chantier, mais je vous recommande la visite guidée, çà balaie toute l’histoire de notre région depuis la guerre de 100 ans !

Vous découvrirez les ermitages dans lesquels les moines s’enfermaient volontairement pour se couper du monde et se consacrer à la prière. L’église, la bibliothèque et quelques belles salles ont déjà été restaurées et le jardin est des plus agréables avec de belles perspectives sur l’édifice. C’est vraiment à voir une fois !

Un soir à Ambleteuse

Voici quelques images réalisées sur la côte d’Opale à Ambleteuse un soir du mois d’Août. Il y avait une belle ambiance estivale ce soir là, beaucoup de gens pique-niquaient sur la plage en attendant le coucher de soleil. Inébranlable, le fort Mahon construit par Vauban veillait sur les touristes alors que passaient les supertanker à l’horizon. Une météo idéale pour le drone qui permettait de voir les petits méandres de la Slak et d’apprécier la géologie si particulière des lieux…

Retour en haut