Marathon d’attelages de Berck-sur-Mer : le spectacle équestre a tenu toutes ses promesses

Sur la plage de Berck-sur-Mer, le marathon d’attelages a une nouvelle fois offert un spectacle impressionnant aux passionnés du monde équestre comme aux simples curieux venus admirer la discipline. Malgré une météo hésitante et un ciel parfois menaçant, les conditions sont finalement restées favorables jusqu’au terme de l’épreuve, épargnant la pluie aux 19 équipages engagés cette année.
Dans une ambiance conviviale, les meneurs ont démontré toute leur maîtrise sur le sable berckois, entre vitesse, précision et complicité avec leurs chevaux. Le public, nombreux tout au long du parcours, a pu apprécier des passages spectaculaires, notamment au franchissement des bosses et des flaques d’eau, où certains attelages n’ont pas hésité à jouer le jeu pour offrir quelques gerbes d’écume et de sable à vive allure.
Parmi les équipages les plus remarqués, plusieurs attelages d’exception ont suscité l’admiration. Une formation composée de quatre puissants chevaux ardennais a particulièrement marqué les esprits par sa prestance et sa force impressionnante. Un autre équipage, emmené par quatre superbes chevaux noirs, a également attiré tous les regards par son élégance et son homogénéité.
Derrière le spectacle, l’événement reste toutefois encadré par des règles strictes destinées à préserver le bien-être animal. Chaque équipage est soumis à un contrôle vétérinaire rigoureux avant et après l’épreuve. Un temps minimum est également imposé afin d’éviter toute recherche excessive de performance au détriment des chevaux. Un équilibre essentiel qui permet de conjuguer sport, tradition et respect de l’animal.
Le marathon d’attelages de Berck-sur-Mer confirme ainsi son statut de rendez-vous incontournable pour les amoureux du cheval. Entre performance sportive, passion équestre et proximité avec le public, cette édition a une nouvelle fois démontré tout l’attachement des participants et des spectateurs à cette discipline spectaculaire.
Les Fêtes de la Mer au Crotoy : hommage aux marins et traditions en Baie de Somme

Chaque été, Le Crotoy, sur la rive nord de la Baie de Somme, célèbre ses Fêtes de la Mer. Cet événement met à l’honneur le patrimoine maritime local et rend hommage aux marins disparus, dans une atmosphère à la fois solennelle et conviviale.
Une tradition toujours vivante
Autrefois port de pêche actif, Le Crotoy ne compte aujourd’hui plus qu’un ou deux chalutiers basés sur place, en raison de l’ensablement progressif de la baie. À l’occasion des Fêtes de la Mer, ils sont rejoints par les chalutiers du Hourdel, venus spécialement pour participer à la cérémonie.
Les bateaux, décorés de glaïeuls et de fanions colorés, offrent alors un spectacle maritime unique. De nombreux plaisanciers et petits bateaux de tourisme se joignent également à cette célébration.
Procession et hommage en mer
La fête débute par une messe, suivie d’une procession solennelle menant les participants vers le port. Les bateaux prennent ensuite le large pour un moment fort : le dépôt de couronnes de fleurs en mer, en mémoire des marins disparus. Ce geste symbolique, partagé entre pêcheurs, habitants et visiteurs, rappelle la force des liens unissant la communauté au monde maritime.
Une journée de convivialité
Au-delà de l’hommage, les Fêtes de la Mer sont aussi un temps de partage. Les quais s’animent de dégustations et d’animations pour petits et grands. L’occasion de découvrir la culture locale et de profiter d’une ambiance chaleureuse dans un cadre naturel exceptionnel.
Un rendez-vous ancré dans l’identité du Crotoy
Les Fêtes de la Mer témoignent de l’histoire maritime du Crotoy et de son attachement à la Baie de Somme. Même si la pêche y est devenue plus restreinte, cette tradition continue de rassembler et de transmettre la mémoire des marins, tout en valorisant le patrimoine immatériel de la région.
Ault, au pied des falaises picardes

Blotti au pied des majestueuses falaises de la côte picarde, à l’extrémité sud du littoral de la Somme, Ault est une joli petit coin authentique comme on les aime. Ici, les dernières falaises crayeuses de la Manche plongent dans l’océan dans un décor saisissant, sculpté par le vent, l’eau et le temps.
Le village garde les vestiges d’une grandeur passée avec ses maisons de style villas belle époque, aux facades colorées et travaillées, ornées parfois de bow-window. Ault fût d’ailleurs candidat au titre de « plus beau village de France » il y a quelques années. Moins touristique que Mers-les-bains, on sent tout de même que Ault a du mal à entretenir tout ce patrimoine. Mais c’est justement ce côté moins touristique, famillial, que l’on aime.
Une des traditions bien ancrées à Ault, est la pêche à la crevette grise. A marée basse, il n’est pas rare de voir plusieurs dizaines de pêcheurs arriver avec leur grand filet (le haveneau) pour aller attraper les « sauterelles ». Si d’aucuns pratiquent cette pêche avec les moyens du bord, d’autres sont vraiment équipés avec un grand haveneau disposant parfois de roulettes, très large, avec un appui à l’extrêmité du manche pour pousser avec le ventre. Pendant que Monsieur pêche de quoi préparer l’apéro, madame et les enfants sont sur la plage, impatient de voir le butin !
Aujourd’hui, la commune tourne aussi son regard vers l’avenir. Sur la plage, les chars à voile ont fait leur apparition, portés par la brise marine. Cette nouvelle activité, respectueuse de l’environnement, attire les amateurs de sensations douces et offre une manière singulière de découvrir le littoral. Entre sable et écume, ces voiles colorées glissent désormais entre Ault et Cayeux, ajoutant une note dynamique à la quiétude du paysage.
Ault, à sa manière, continue de conjuguer nature, patrimoine et renouveau. Une halte simple, presque secrète, où l’on prend le temps de regarder la mer, et d’écouter le silence des falaises.
Avec les pêcheurs du Hourdel

Un petit salut aux pêcheurs du Hourdel qui partent ainsi à l’aube gagner leur croûte en baie de Somme. L’occasion pour moi de faire quelques images avec les chalutiers et le soleil levant sur un beau ciel coloré et une mer bien calme. La pêche à la crevette reste une activité traditionnelle forte en baie de Somme et 5 ou 6 chalutiers sont toujours positionnés au Hourdel, entrant et sortant à marée haute quand le niveau d’eau est suffisant.
Les agneaux de prés-salés en baie de Somme

Actuellement les agneaux de prés-salés sont dodus à souhait et gambadent près de leurs mères en baie de Somme. Près du Crotoy, c’est un troupeau de 1600 bêtes qui parcourt ainsi les mollières. Au petit matin, lorsque les bergers ouvrent les barrières, le troupeau prend ainsi la direction du fond de baie. Le troupeau de brebis et d’agneaux s’étire alors peu à peu en longues files qui suivent les sentes qui parcourent les mollières et s’éparpille peu à peu dans ces pâturages. La tradition du pastoralisme en baie de Somme remonte à plusieurs siècles et c’est toujours un plaisir de la voir ainsi se perpétuer.
Les pêcheurs de crevettes grises à Ault

Ils arrivent seuls ou en petit groupe environ deux heures avant la marée basse, avec leur haveneau sur l’épaule, les cuissardes et le ciré. Le haveneau, c’est ce grand filet que les pêcheurs poussent devant eux en raclant le fond de mer pour capturer les précieuses crevettes. Encore appelées « sauterelles », elles sautent et se font prendre dans le filet lorsque celui-ci frotte le sable où elles sont enfouies. Arpenter ainsi la plage avec de l’eau jusqu’à la poitrine, et en poussant ce grand filet en forme de poche devant soi, est un effort physique important qui donne toute sa valeur à la dégustation de la pêche une fois rentré.
La crevette grise (Crangon vulgaris) est une espèce assez commune sur nos côtes. Elle est d’ailleurs également pêchée de façon plus industrielle par les « sauterelliers » du Hourdel. Elle mesure de 3 cm à 7 cm pour les plus grosses (les femelles, le mâle dépasse rarement 5 cm) , et la taille minimale pour les pêcher est de 3 cm soit environ 7 mm de diamètre. Elle craint principalement la surpêche et la pollution… C’est à l’automne qu’on pêche les plus grosses. La crevette grise est omnivore et charognarde. Elle se nourrit surtout de nuit, et c’est un grand nettoyeur de nos littoraux pour éliminer les vers, crustacés ou poissons morts ! La crevette grise vit en colonies importantes, toujours sur le sable fin. Elle s’ensable peu profondément, c’est pourquoi le haveneau permet de les attraper. Ce filet mesure généralement 1.5 m à 2m de large, parfois plus. Une pièce en bout du manche, appelée « pousseur », permet de prendre appui sur le ventre ou la poitrine pour avancer avec le haveneau. Le pêcheur remonte régulièrement sa pêche et trie ses prises avec un tamis (trieur). Les petites crevettes trop petites sont relâchés, mais aussi les poissons et les crabes qui se font prendre. Les gants et un pince sont impératifs car il n’est pas rare de remonter une vive au dard très douloureux ! Le résultat de la pêche est placé dans une hotte portée en bandoulière. Le soir à contre-jour, les remontées de filet sont particulièrement esthétiques pour les photographes. Le décor des falaises de Ault et les reflets du ciel coloré sur le sable mouillé participent également à cette belle ambiance.
Une fois rentrés à la maison avec 500g à 2 kg de crevettes (résultat habituel pour 1h à 2h de pêche), les crevettes sont cuites (ébouillantées ou à la poêle) et dégustées bien souvent en apéritif, en toute convivialité. En général on mange tout, avec un bon petit vin blanc.