agriculture

Vaches Highland Cattle

Voici une petite série de photographies pour lesquelles nos jolies vaches écossaisesréalisées à proximité de Noyelles-sur-mer en baie de Somme . Les Highland Cattle, on bien voulu poser et servir de modèle… J’ai donc pu tirer le portrait de ces belles vaches et de ce magnifique taureau aux longues cornes et aux longs poils. A contre jour ou avec le petit veau qui ressemble à une peluche, ces animaux sont magnifiques ! Ces animaux rustiques sont élevés comme vaches à viande et participent pleinement à l’écopâturage pour maintenir les marais et les renclôtures comme milieu ouvert.

Les colza au Cap Hornu

En ce mois d’avril froid et tristounet côté météo, les colza viennent mettre un peu de gaité ! Ces beaux tapis jaunes colorent nos paysages et offrent aux photographes matière à jouer avec les contrastes et les fuyantes. Vus du ciel avec le drone, les champs de colza sont de très jolis premiers plan qui soulignent la beauté du bocage au niveau des hauteurs du cap Hornu à Saint-Valery-sur-Somme. Un écrin pour la chapelle des marins, cette charmante petite église ! En arrière plan, c’est toute la baie de Somme que l’on découvre, avec ses bancs de sable et ses mollières, et le chenal de la Somme qui s’écoule vers la mer.

Taureau Highland Cattle

Voici quelques images d’un taureau Highland Cattle noir assez impressionnant amis à qui j’ai eu envie de tirer le portrait. Les vaches écossaises sont de plus en plus présentes dans les marais arrière-litoraux pour pratiquer l’écopâturage. Dans la pâture de Noyelles-sur-mer, c’est tout un troupeau accompagné de hérons garde-boeufs qui broute tranquillement. Je ne me risquerais pas à entrer dans la pâture, mais ce beau gosse semble assez placide et plutôt bienveillant.

Le safran du Scardon

Le rêve du safran

Voici maintenant 2 ans que Fabrice Houdant s’est lancé dans la culture du Safran à Saint-Riquier en créant sa propre marque, le « Safran du Scardon« , du nom du petit cours d’eau qui passe près de son champ. Pour Fabrice, se mettre à son compte et créer son entreprise est un rêve muri depuis plus de 15 ans. Avant de pouvoir cultiver l’épice la plus chère du monde, il lui a fallu trouver un terrain, réunir les fonds nécessaires à l’achat des bulbes, apprendre à naviguer dans les contraintes administratives, et trouver des partenaires pour créer des produits dérivés et distribuer sa production.

Après une première année de test avec 10 000 bulbilles, ce sont aujourd’hui 50 000 bulbes qui produisent leurs premières fleurs ! L’aventure a vraiment démarré cet été avec la plantation des Crocus sativus, cette espèce particulière qui fleurit en octobre et produit 6 à 8 jolies fleurs violettes par bulbe. Chacune de ses fleurs contient un pistil divisé en trois filaments rouges longs de 3 à 4,5 cm, qu’on appelle les stigmates.

Ces stigmates, une fois coupés et déshydratés forment le safran, une épice nommée également « l’or rouge ». Fort heureusement, il ne faut que 3 à 5 stigmates pour parfumer un plat, car pour obtenir un gramme de safran il ne faut pas moins de 150 à 200 fleurs ! Ça fait quand même 150 000 fleurs en moyenne pour un kilo de safran ! C’est cette rareté et l’importante main d’œuvre nécessaire qui expliquent le prix élevé (30 à 40 €/gr.) du safran.

En harmonie avec la nature…

Dans la culture du safran, la plus grosse partie du travail se fait à la main, d’autant plus que Fabrice a fait le choix de n’utiliser aucun traitement pour préserver la qualité de son produit. Pas de paillage non plus pour se prémunir des attaques de mulots. Il se plait à raconter qu’il a fait ami-ami avec une buse (son « chien de garde« ) qui vient lui tenir compagnie et que c’est elle qui régule les rongeurs amateurs de bulbes. Il y a bien un lapin qui s’est essayé à faire un terrier dans le champ, mais Fabrice l’a gentiment déménagé pour lui faire comprendre que ce n’était pas possible…

Vigilant, chaque jour il vient inspecter et surveiller ses cultures. Il lui faut également désherber entre les rangs de fleurs et biner légèrement pour garder la terre meuble qui convient à la plante. Bricoleur, il s’est fabriqué un outil, une sorte de croc à une dent, pour ne pas abîmer ses cultures et être le plus précis possible dans ses gestes. Bien que grand et costaud, il faut voir le soin et la délicatesse que Fabrice déploie pour ses fleurs ! Et s’il casse une tête de crocus par maladresse, il est aussitôt plein de remords et s’en veut terriblement. Animé d’une véritable passion, il félicite ses plantes qu’il appelle « ses filles« , les encourage, les rassure, ou les remercie pour leur parfum et leur générosité.

Dans son champ, Fabrice est un homme heureux ! Cette vie saine, au milieu de ses fleurs et de son potager, il en a si longtemps rêvé qu’il la goûte pleinement aujourd’hui. Pour autant, il n’est pas naïf, il sait qu’il lui faut trouver d’autres terres agricoles à louer et d’autres restaurants partenaires pour pérenniser son exploitation, mais c’est un grand optimiste et il a une confiance absolue dans la qualité de son produit. « Il suffit de sentir sa bonne odeur pour savoir que c’est du bon » dit-il !

La récolte

En ce moi d’Octobre, l’heure de la récolte est enfin arrivée, elle va s’étaler sur un mois environ. Les fleurs poussent principalement la nuit, et chaque matin le safranier découvre si la journée va être bonne ou pas. En général, les safraniers connaissent 2 à 3 pics de floraisons sur le mois et il faut être particulièrement réactif ces jours là qui peuvent représenter chacun 20 à 30% de la récolte. En théorie, il faut 12°C la nuit et une petite pluie d’automne pour que le champ soit bien fleuri. Mais on ne sait jamais trop bien à quoi s’attendre en arrivant, c’est la magie du safran !

Les jours fastes, Fabrice convoque femme et enfants pour l’aider à la cueillette car il faut récolter dès que la fleur s’ouvre pour conserver la qualité maximale du safran. Les UV du soleil et les pollens transportés par les abeilles et les bourdons dégradent la qualité du safran, donc il faut cueillir vite ! Sans compter que les bourdons, trop gros et trop lourds on tendance à casser les stigmates ! La cueillette est également un travail tout en délicatesse car il convient de ne pas arracher les futures fleurs. Les abeilles sont nombreuses et il faut également prendre garde aux piqures lorsqu’on saisit une fleur…

L’émondage

Une fois la cueillette terminée, il faut séparer les stigmates du reste de la fleur, c’est l’émondage. Ce travail minutieux et un peu fastidieux se fait avec une paire de petits ciseaux, pour éviter le contact avec les doigts qui dégrade le stigmate, en coupant juste avant la partie jaune. Cette opération se fait dans la foulée de la cueillette, toujours pour ne pas laisser le temps à la fleur de se dégrader et conserver toute sa qualité au safran. L’émondage a lieu en local fermé, et très vite l’odeur forte du safran envahit l’atmosphère, et c’est toute une ambiance où chacun est absorbé par sa tâche.

Une fois coupé, chaque stigmate est déposé sur un petit présentoir pour être ensuite placé dans le four pour être séché. Une grande partie du savoir-faire du safranier se situe lors de cette étape durant laquelle le safran va perdre 80% de son poids. Les arômes développés sont fonction du mode et de la durée du séchage et c’est un secret de fabrication bien gardé !

Produits dérivés

Fabrice commercialise aujourd’hui trois produits dérivés en collaboration avec un traiteur de la région. Vous pouvez ainsi trouver son miel de safran, le confit de safran et l’huile de safran, et bien sûr le safran pur, dans les points de vente cités ci-dessous ou encore sur les marchés régionaux et marchés de Noël à venir.

Pour contacter Fabrice :

Son mail : safranduscardon@gmail.com

Sa page facebook : https://www.facebook.com/safranduscardon

Points de vente des produits :

L’agneau de près salés de la baie de Somme

La tradition du pastoralisme en baie de Somme remonte au moins au XVème siècle et les moutons sont partie intégrante de l’identité de la baie de Somme. Les moutons d’estran, ou agneau de prés salés, font le bonheur des touristes et des photographes quand ils viennent boire au bord de la Somme ou bien quand ils viennent brouter la bonne herbe entre les lilas de mer (statices sauvages) en fleurs. Les images présentées ici sont une compilation de plusieurs prises de vues, avec le drone près de Noyelles-sur-mer et dans les fleurs au cap Hornu. Le berger a eu la bonne idée de lâcher le troupeau en fin de journée et j’ai pu profiter de l’occasion pour les immortaliser dans les lilas violets.

Les champs de coquelicots près de Saint-Valery

Les champs de coquelicots entre Saint-Valery-sur-Somme et Pendé font le bonheur des photographes de paysage et des familles qui viennent y faire des selfies avec les enfants. On guette leur floraison au printemps, espérant que la pluie n’aura pas abîmés les fragiles fleurs des coquelicots avant la séance photo, ou que la chaleur ne les fera pas faner précocement.

Vues du ciel, les parcelles fleuries de rouge sont également du plus bel effet dans le camaïeu de verts des autres cultures. N’oublions pas que si ces champs sont fleuris de coquelicots, c’est très probablement que l’agriculteur qui les exploite travaille proprement sans trop de traitements. Donc on n’avance pas dans le champ et on ne piétine pas les cultures !

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