La fête de la vapeur en Baie de Somme

Tous les 2 ans, la Baie de Somme se transforme en véritable machine à remonter le temps à l’occasion de la fête de la vapeur organisée par le Chemin de Fer de la Baie de Somme (CFBS). Les 25 et 26 Avril derniers, passionnés de patrimoine ferroviaire, photographes et simples curieux se sont retrouvés sous un soleil éclatant pour célébrer la magie des locomotives d’autrefois.
Une immersion unique au cœur de la Baie de Somme
Sur les 23 kilomètres de voie reliant Le Crotoy à Cayeux-sur-Mer, les trains à vapeur ont rythmé le week-end, offrant un spectacle aussi sonore que visuel. Panaches de fumée, sifflets stridents et mécaniques rutilantes ont transporté les visiteurs dans une autre époque. Des locomotives venues de toute la France ont circulé sur ce parcours emblématique, attirant les amateurs de belles machines, amoureux des ambiances olfactives parfumées au diesel et au charbon 🙂 .
Le long de la ligne, les passionnés se sont postés aux meilleurs endroits pour capturer ces instants uniques. Talus, passages à niveau, courbes, entrées de champs : chaque point de vue devenait un spot privilégié pour photographier ces géants d’acier dans un décor naturel exceptionnel.
Entre deux prises de vue, il était bien sûr possible de monter à bord pour vivre l’expérience immersive du voyage à vapeur.
En gare, le spectacle continuait : ravitaillement en eau, manœuvres techniques et demi-tours des locomotives offraient des scènes vivantes et authentiques, idéales pour enrichir une série photographique.
Des animations pour toute la famille dans chaque gare
Au-delà des trains, la fête de la vapeur proposait de nombreuses animations dans les gares du parcours.
À Saint-Valery-sur-Somme, les visiteurs pouvaient admirer des passionnés en costumes de la Belle Époque, participer à des jeux picards ou assister à des démonstrations de forge, recréant une ambiance d’antan particulièrement immersive.
Du côté de Le Crotoy, un stand steampunk attirait les regards avec ses costumes originaux et son esthétique rétrofuturiste, apportant une touche décalée à l’événement.
À Noyelles-sur-Mer, place à la démonstration de machines anciennes : scie à bois et fendeur fonctionnant à la vapeur fascinaient petits et grands. Un mini train à vapeur proposait également des balades conviviales sur la place, pour le plaisir de toute la famille.
Sous le chapiteau, les collectionneurs et chineurs trouvaient leur bonheur parmi les modèles réduits, plaques SNCF et lanternes de trains anciens, véritables trésors pour les amateurs de patrimoine ferroviaire.
Une ambiance festive et conviviale
Tout au long du week-end, l’ambiance était résolument festive. À la buvette, les visiteurs se retrouvaient en musique autour d’un orchestre, partageant un moment chaleureux après une journée riche en découvertes.
La fête de la vapeur du CFBS en Baie de Somme s’impose comme un événement incontournable pour tous ceux qui aiment les trains anciens et les ambiances authentiques. Entre patrimoine vivant, animations variées et paysages exceptionnels, ce week-end a offert un terrain de jeu idéal pour réaliser un reportage photo riche et inspirant.
Que l’on soit passionné de ferroviaire, amateur de belles images ou simplement en quête d’une sortie originale, cet événement reste une expérience unique à vivre… et à photographier.
A Cayeux, les printemps et les cabines de plage s’installent !

À Cayeux-sur-Mer, le chemin des planches et ses célèbres cabines de plage incarnent à eux seuls l’esprit du littoral picard. Bordant la vaste plage de galets de la Baie de Somme, ce lieu emblématique séduit par son atmosphère paisible et son charme intemporel. Dès les premiers jours ensoleillés d’avril, il offre une ambiance étonnamment estivale, comme une parenthèse lumineuse avant l’affluence des beaux jours.
Sous un ciel d’un bleu limpide ponctué de petits nuages blancs, les cabines de plage révèlent toute la richesse de leurs couleurs. Du pastel délicat aux teintes plus franches, elles apportent des touches de vie sur le front de mer, en contraste avec les galets et les reflets changeants de la Manche. Cette palette douce et harmonieuse participe à l’identité visuelle si reconnaissable de Cayeux-sur-Mer, entre tradition balnéaire et simplicité élégante.
Au printemps, le montage progressif des cabines transforme le paysage. Certaines sont déjà en place, d’autres viendront compléter l’ensemble dans les semaines suivantes. Cette configuration particulière crée une impression d’espace et met en valeur chaque cabine prise individuellement. Chacune semble exister pour elle-même, avec sa couleur, sa présence et son caractère, comme posée entre ciel et mer dans un décor épuré.
Le chemin des planches invite alors à la flânerie. Le bois réchauffé par le soleil, la brise marine et le bruit discret des vagues composent une atmosphère douce, presque hors du temps. Loin de l’agitation estivale, le front de mer retrouve une forme de tranquillité qui permet d’apprécier pleinement la beauté du site.
Visiter Cayeux-sur-Mer à cette période, c’est découvrir un littoral authentique sous un jour apaisé, où la lumière, les couleurs et l’espace se conjuguent avec simplicité. Les cabines de plage, encore partiellement installées, deviennent les symboles d’un printemps déjà tourné vers l’été, offrant un spectacle à la fois sobre, lumineux et profondément ancré dans l’identité de la côte picarde.
Photographier les phoques en baie de Somme et en baie d’Authie

La baie de Somme et la baie d’Authie comptent parmi les plus beaux sites de France pour observer et photographier les phoques sauvages. Ces grands espaces naturels, entre sable, vase et marées changeantes, accueillent toute l’année deux espèces emblématiques : le phoque veau marin, le plus courant sur ce littoral, et le phoque gris, plus imposant et reconnaissable à son museau allongé.
Pour le photographe animalier, ces deux baies offrent des ambiances différentes mais tout aussi intéressantes. La baie de Somme séduit par l’ampleur de ses paysages et la diversité de ses lumières, notamment du côté du Hourdel, du Crotoy ou de Saint-Valery-sur-Somme. La baie d’Authie, plus intime, permet des observations plus proches lorsque les phoques viennent se reposer sur les bancs de sable à marée basse, à berck-sur-mer.
Le meilleur moment pour les photographier correspond à la marée basse. Lorsque la mer se retire, les bancs de sable émergent et les phoques en profitent pour venir se poser, se réchauffer ou simplement dormir. C’est un spectacle fascinant, mais lorsque toute la colonie est installée depuis longtemps, l’activité devient limitée. Beaucoup somnolent, bougent peu et les scènes se répètent.
Pour obtenir des images plus vivantes, il est préférable de viser les moments de transition. L’arrivée des phoques depuis l’eau offre souvent de belles attitudes : têtes émergentes, déplacements rapides sur le sable, interactions entre individus ou regards curieux vers les alentours. Lorsque la marée remonte, la scène redevient animée. Les animaux se réveillent, changent de place, glissent vers l’eau ou attendent le dernier moment avant de repartir. Ce sont souvent les instants les plus intéressants pour capter des postures variées et naturelles.
Comme souvent en photographie animalière, la lumière joue un rôle essentiel. Les premières heures du matin apportent une ambiance douce, avec une grande tranquillité sur l’estran. En fin de journée, les teintes redeviennent plus chaudes, ces lumières rasantes donnent immédiatement plus de force aux images.
Côté matériel, une longue focale reste idéale. Un 300 mm, 400 mm ou 500 mm permet de conserver une bonne distance tout en remplissant le cadre. Un zoom polyvalent type 100-400 mm ou 150-600 mm est également très adapté. Il arrive cependant que certains phoques, particulièrement curieux, s’approchent davantage lorsqu’ils sont à l’eau. Dans ce cas, une focale plus courte peut devenir précieuse pour saisir un portrait inattendu.
Apprendre à reconnaître les espèces ajoute aussi de l’intérêt à la sortie photo. Le phoque veau marin présente une tête plus ronde et une expression douce. Le phoque gris, lui, paraît plus massif, avec un profil plus allongé et une silhouette puissante. Observer leurs différences permet de varier les images et de mieux raconter la vie de la colonie.
Photographier les phoques en baie de Somme ou en baie d’Authie demande avant tout patience et respect. Il ne faut jamais chercher à les approcher ni troubler leur repos. En restant discret et attentif au rythme des marées, on profite non seulement d’une belle rencontre avec la faune sauvage, mais aussi d’excellentes opportunités photographiques. Entre lumière changeante, paysages immenses et scènes naturelles, ces deux baies restent des destinations incontournables pour tout passionné de photo animalière.
Un spectaculaire orage sur la plage de Quend en Baie de Somme

En cette fin de journée sur la plage de Quend, l’atmosphère semblait presque irréelle. Alors que le soleil déclinait doucement sur la côte de la Baie de Somme, une immense cellule orageuse est apparue au loin, remontant depuis le nord dans un ciel déjà chargé de contrastes. En quelques minutes seulement, le paysage maritime s’est transformé en un décor spectaculaire où la lumière, le vent et les nuages semblaient jouer ensemble.
La plage de Quend offre souvent des ambiances saisissantes au coucher du soleil, mais ce soir-là, la nature a offert un véritable spectacle météorologique. Sous la base sombre de la supercellule, les rayons du soleil encore présents illuminaient la côte d’une lumière dorée presque irréelle. Entre les masses nuageuses menaçantes et les éclaircies encore lumineuses vers l’ouest, les couleurs étaient d’une intensité exceptionnelle.
Au loin, les rideaux de pluie formaient déjà une frontière sombre au-dessus de la mer. Le contraste entre les zones encore baignées de lumière et l’arrivée progressive de l’orage donnait à la côte picarde une atmosphère aussi fascinante qu’inquiétante. Sur la plage, chacun observait le ciel avec attention, conscient que quelque chose d’impressionnant approchait.
Puis tout a changé très vite. Le vent s’est levé brutalement, balayant la plage et faisant voler le sable. Les nuages engloutissaient peu à peu les dernières lueurs du jour et l’horizon s’est assombri d’un seul coup, un lumière chargée de violet s’est installée, comme si la baie basculait soudainement dans une autre ambiance.
Ces scènes spectaculaires rappellent combien la Baie de Somme peut offrir des conditions uniques pour observer les phénomènes météorologiques. Entre ciel immense, lumière changeante et paysages ouverts sur la mer, les plages de Quend deviennent parfois un théâtre impressionnant.
Pour les amateurs de photographie de paysage et de météo, ces moments restent inoubliables. Quelques minutes avant l’arrivée de la pluie et de l’obscurité, la côte dévoile souvent des lumières extraordinaires, impossibles à reproduire ailleurs. Entre beauté sauvage et puissance de la nature, l’arrivée d’un orage sur la plage de Quend demeure un spectacle aussi rare que fascinant.
Baie de Somme : Le réveil printanier entre terre et mer au Hourdel

Avec le retour des premiers beaux jours, la Baie de Somme change de visage. La lumière hivernale, crue et parfois austère, laisse place à une douceur dorée qui invite à l’évasion. C’est le moment idéal pour redécouvrir cet estuaire classé parmi les plus belles baies du monde, là où l’horizon semble n’avoir aucune limite.
L’immensité de la marée basse : un terrain de jeu infini
Lorsque la mer se retire, elle dévoile un spectacle organique et changeant. Les espaces immenses découverts par la marée basse transforment la baie en un désert de sable et de vase, strié par le passage de l’eau. Arpenter ces étendues, c’est s’offrir une parenthèse de liberté absolue.
Du côté de la Pointe du Hourdel, le paysage est particulièrement spectaculaire. Les marcheurs, minuscules silhouettes face à l’immensité, s’aventurent sur les bancs de sable pour observer de loin la colonie de phoques ou simplement pour respirer l’air iodé.
La Baie de Somme vue du ciel : l’art des méandres
Pour le photographe, ce redoux est l’occasion parfaite de ressortir le drone. Prendre de la hauteur permet de comprendre toute la complexité géologique de l’estuaire.
Sous l’œil de l’objectif, la nature dessine des tableaux abstraits :
- Les reliefs des bancs de sable : Sculptés par les courants, ils créent des jeux d’ombre et de lumière uniques.
- Les rieux et la Somme : Les bras d’eau serpentent à travers la baie, traçant des méandres argentés qui scintillent sous le soleil printanier.
- Le contraste des textures : Entre le sable sec, les zones humides et les chenaux profonds, la palette de couleurs passe du beige chaud au bleu turquoise.
Ces prises de vue aériennes révèlent une poésie graphique que seul le recul du ciel peut offrir, transformant le littoral en une véritable œuvre d’art vivante.
Le Crotoy : L’éternel spectacle des couchers de soleil
De l’autre côté de la rive, au Crotoy, l’ambiance est différente mais tout aussi magique. Seule plage du Nord exposée plein sud, la ville offre un point de vue privilégié sur l’ensemble de la baie.
Ici, les couchers de soleil sont une institution. Alors que le jour décline, le ciel s’embrase de teintes orangées, pourpres et violettes. Les reflets sur le sable mouillé doublent l’intensité du spectacle. Pour tout photographe, amateur ou professionnel, il est impossible de ne pas immortaliser ces instants sur la pellicule (ou le capteur !). Chaque soir est une promesse de clichés inédits.
Une destination à redécouvrir maintenant
Que vous soyez amoureux de grandes randonnées, passionné de photographie aérienne ou simplement en quête de sérénité, la Baie de Somme en ce début de printemps est une destination incontournable. Entre les reliefs du Hourdel et les lumières du Crotoy, l’estuaire vous attend pour une immersion totale au cœur de la nature.
Des vagues et des oiseaux à Quend-plage

Voici une série de photos réalisées sur la plage de Quend-Plage, à deux pas de la baie de Somme. En ce début janvier, la tempête Ingrid nous épargne et nous offre le spectacle d’une belle mer agitée en fin d’après-midi alors que le soleil s’apprête à disparaitre derrière l’horizon. Les vagues sont impressionnantes et les embruns s’envolent dans le contre-jour, créant un spectacle sans cesse renouvellé. Les oiseaux marins evoluent gracieusement au ras des vagues à la recherche de quelques poissons égarés. On sent que les beaux jours vont bientôt revenir, çà fait un bien fou !