Un dîner-croisière hors du temps à Cayeux-sur-Mer

À Cayeux-sur-Mer, le temps semble parfois s’arrêter pour laisser place à une autre époque. C’est particulièrement vrai lors du dîner-croisière, une soirée placée sous le signe de l’élégance, des costumes et de l’ambiance des bains de mer d’autrefois.
Dès l’arrivée sur le front de mer, le décor est planté. Face à la Manche, les célèbres cabines de plage de Cayeux-sur-Mer, alignées sur plusieurs kilomètres, offrent un cadre magnifique à cette manifestation. Leurs couleurs et leurs petites façades évoquent immédiatement les grandes heures des stations balnéaires de la Belle Époque, lorsque les premiers touristes venaient profiter des bienfaits de la mer.
Des costumes qui font revivre une autre époque
Pour l’occasion, les participants ont sorti leurs plus beaux costumes. Robes élégantes, chapeaux, ombrelles, costumes trois-pièces et accessoires soigneusement choisis donnent au front de mer des airs de voyage dans le temps.
Les costumes ne sont d’ailleurs pas de simples accessoires : ils participent pleinement à l’ambiance de la soirée. Chaque silhouette semble raconter une petite histoire et apporte une touche supplémentaire au décor déjà exceptionnel des cabines de plage.
Pour un photographe, c’est évidemment un terrain de jeu formidable. Entre les détails des vêtements, les chapeaux, les attitudes et les rencontres avec les participants, les occasions de faire quelques photos ne manquent pas.
Une table dressée avec élégance
Le dîner est lui aussi placé sous le signe de l’élégance. Les tables sont soigneusement dressées, avec de la belle vaisselle, des verres à pied et une présentation qui contribuent à donner à la soirée un véritable air de réception d’autrefois.
On est loin d’un simple repas pris au bord de la mer. Tout est pensé pour prolonger cette impression de voyage dans le temps. La décoration, les costumes et le cadre se répondent et créent une atmosphère particulièrement agréable.
Et puis il y a la mer, juste là, derrière les convives. Le bruit des vagues et la lumière changeante du littoral viennent naturellement compléter le décor.
Le défilé costumé sur le chemin des planches
L’un des moments forts de la soirée est sans aucun doute le défilé costumé sur le chemin des planches.
Les participants remontent le front de mer, entre les cabines de plage et la mer, offrant un spectacle aussi original que photogénique. Les robes et les costumes se détachent sur le décor coloré des cabines, tandis que les promeneurs peuvent profiter du spectacle.
Le chemin des planches prend alors des allures de promenade balnéaire du début du XXe siècle. On imagine facilement les élégantes venues prendre l’air marin, les messieurs en costume et les familles profitant des premiers plaisirs des bains de mer.
Pour les photographes, c’est probablement l’un des meilleurs moments : le défilé permet de saisir les costumes en mouvement, les sourires, les détails des tenues et les interactions entre les participants, avec toujours en arrière-plan les cabines et la mer.
Cayeux-sur-Mer, un décor idéal
Avec son immense plage de galets, son chemin de planches et ses centaines de cabines, Cayeux-sur-Mer possède déjà une identité très forte. Lorsqu’elle se pare de costumes anciens et accueille un dîner installé face à la mer, la station offre un décor presque cinématographique.
Cette soirée permet surtout de redécouvrir le front de mer sous un autre regard. Les cabines, que l’on pourrait simplement considérer comme un élément caractéristique du paysage cayolais, deviennent alors le décor d’une véritable reconstitution estivale.
Une parenthèse hors du temps, entre patrimoine balnéaire, élégance et convivialité, que les photographes ne peuvent qu’apprécier.
Et lorsque la soirée se termine et que la lumière commence à décliner sur la Manche, les costumes, les cabines et les tables dressées laissent peu à peu place au paysage. Une belle manière de terminer une journée à Cayeux-sur-Mer… avec quelques souvenirs et, bien sûr, beaucoup de photos.
Randonnée entre Ault et Mers-les-Bains

S’il est une promenade qui résume à elle seule toute la beauté sauvage de la côte picarde, c’est bien celle qui relie Ault à Mers-les-Bains en empruntant le sentier du littoral et en traversant le charmant Bois de Cise. Entre falaises de craie, villas Belle Époque, panoramas maritimes et rencontres inattendues avec les animaux des pâtures, cette randonnée offre une succession de paysages aussi variés que spectaculaires.
Le départ : les hautes falaises d’Ault
Dès les premiers pas sur le sentier, le regard est happé par l’immensité de la Manche et la blancheur éclatante des falaises. Ici, la côte est en perpétuelle évolution. L’érosion grignote lentement mais inexorablement le plateau crayeux. En plusieurs endroits, le sentier a d’ailleurs dû être déplacé vers l’intérieur des terres pour garantir la sécurité des promeneurs.
Cette puissance de la nature se lit partout : des pans entiers de craie se sont effondrés au pied des falaises, formant d’impressionnants éboulis blancs. Plus surprenant encore, certaines clôtures de pâtures semblent désormais suspendues dans le vide, témoins silencieux du recul progressif du trait de côte. Ce paysage en mouvement rappelle que ces falaises, aussi majestueuses soient-elles, restent particulièrement fragiles.
Le Bois de Cise, une parenthèse hors du temps

Après les grands espaces ouverts du littoral, le sentier plonge dans l’atmosphère paisible du Bois de Cise. Cette petite vallée boisée, unique sur cette portion du littoral, cache un véritable trésor architectural.
Au détour des chemins apparaissent de magnifiques villas Belle Époque, construites à la fin du XIXᵉ siècle lorsque les bains de mer attiraient la bourgeoisie venue profiter du bon air marin. Nichées entre les arbres, ces élégantes demeures semblent figées dans le temps et donnent au lieu un charme tout particulier.
L’un des points forts de la balade est sans conteste l’escalier qui descend jusqu’à la plage. À marée basse, il permet d’accéder au vaste plateau crayeux qui s’étend au pied des falaises.
Le sol est alors parsemé de silex polis par les vagues et de nombreux bigorneaux accrochés aux rochers. Les amateurs de pêche à pied prendront plaisir à observer cette petite vie marine. Une certaine prudence reste toutefois de mise : les silex fraîchement cassés peuvent être extrêmement tranchants, et une bonne paire de chaussures évitera bien des coupures.
Une nature vivante
Le chemin traverse également plusieurs pâtures où paissent tranquillement de placides vaches charolaises. Peu impressionnées par le passage des randonneurs, elles continuent paisiblement leur repas tout en offrant une scène typiquement rurale face à la mer.
Il n’est pas rare non plus de croiser un âne curieux qui vient parfois saluer les promeneurs. Ces rencontres inattendues participent au charme de cette randonnée où campagne et littoral se côtoient en permanence.
Arrivée à Mers-les-Bains : un panorama exceptionnel
À l’approche de Mers-les-Bains, le sentier rejoint l’un des plus beaux belvédères de la côte : la statue de Notre-Dame de la Falaise.
Érigée au sommet de la falaise pour veiller sur les marins et les habitants, cette statue est devenue un véritable symbole de la ville. Durant la Seconde Guerre mondiale, afin de la protéger des destructions et des réquisitions allemandes, elle fut démontée et soigneusement mise à l’abri avant d’être replacée après le conflit. Depuis son promontoire, elle continue aujourd’hui de dominer la mer.
Le panorama y est tout simplement remarquable. D’un côté s’étire la longue enfilade des falaises blanches qui rejoint Ault ; de l’autre, les toits de Mers-les-Bains et la baie offrent un superbe contraste entre patrimoine architectural et paysages naturels.
Descendre vers les célèbres villas Belle Époque

Il ne reste plus qu’à rejoindre le centre-ville en descendant vers l’esplanade.
Mers-les-Bains est réputée pour son exceptionnel ensemble de villas Belle Époque aux façades colorées. Balcons ouvragés, bow-windows, céramiques et décors raffinés racontent l’âge d’or des stations balnéaires de la fin du XIXᵉ siècle.
Lorsque la marée se retire, le spectacle devient encore plus magique. Le sable humide se transforme en immense miroir où se reflètent les façades multicolores des villas.
Une randonnée entre mer, patrimoine et nature
Cette promenade entre Ault et Mers-les-Bains est bien plus qu’une simple randonnée. Elle raconte l’histoire d’un littoral façonné par les éléments, où les falaises reculent un peu plus chaque année sous l’action de la mer. Elle invite aussi à découvrir un patrimoine exceptionnel, des élégantes villas du Bois de Cise à celles de Mers-les-Bains, tout en offrant une immersion dans une nature préservée où vaches, ânes, oiseaux marins et flore littorale accompagnent les marcheurs.
Entre paysages grandioses, curiosités géologiques, patrimoine Belle Époque et ambiance maritime, cette balade fait partie de ces itinéraires que l’on parcourt autant pour la beauté des panoramas que pour le plaisir de prendre son temps. Une randonnée incontournable sur la Côte d’Albâtre, où chaque détour offre une nouvelle occasion de s’émerveiller.
La Fête des Baigneurs à Mers-les-Bains : un voyage dans le temps

Les 25 et 26 juillet 2026, Mers-les-Bains renouait une fois de plus avec son prestigieux passé balnéaire à l’occasion de la 24ᵉ édition de la Fête des Baigneurs. Placée cette année sous le thème des « Jeux de la Belle Époque », cette manifestation est devenue au fil des ans un rendez-vous incontournable de la côte picarde, où habitants et visiteurs sont invités à revivre l’atmosphère élégante des débuts des bains de mer.
Pour ma part, je n’ai pu assister qu’à la journée du samedi. La météo annoncée pour le dimanche n’était guère encourageante pour le photographe amateur que je suis, et j’ai préféré profiter pleinement de cette première journée baignée d’une belle lumière.
Dès mon arrivée sur l’esplanade, le spectacle était au rendez-vous. Face à la Manche, bordée par les magnifiques villas Belle Époque qui font la renommée de Mers-les-Bains, l’ambiance était tout simplement magique. Ce décor exceptionnel semblait avoir été conçu pour accueillir cette plongée dans le passé. Les façades colorées, les balcons ouvragés et les bow-windows offraient un écrin parfait aux centaines de participants venus en costume d’époque.
Ce qui fait tout le charme de cette fête, c’est l’implication des visiteurs. Beaucoup avaient joué le jeu en revêtant de superbes tenues Belle Époque : élégantes robes longues, ombrelles en dentelle, canotiers, redingotes et chapeaux rivalisaient d’élégance. Pendant un week-end, on avait réellement l’impression de remonter plus d’un siècle en arrière, à l’époque où les premiers vacanciers découvraient les joies des bains de mer.
Autre attraction très appréciée : le défilé de voitures anciennes. Ces magnifiques automobiles, parfaitement restaurées, attiraient autant les passionnés de mécanique que les amateurs de photographie. Les élégantes dames en costume prenaient volontiers la pose à leurs côtés, offrant de magnifiques scènes qui semblaient tout droit sorties d’une carte postale du début du XXᵉ siècle. Pour un photographe, chaque coin de rue devenait une nouvelle occasion de saisir une image pleine de charme et d’authenticité.
Pourquoi une Fête des Baigneurs à Mers-les-Bains ?
À la fin du XIXᵉ siècle, avec l’arrivée du chemin de fer, Mers-les-Bains connaît un formidable essor touristique. Les bains de mer deviennent alors très à la mode auprès de la bourgeoisie et de l’aristocratie, convaincues des bienfaits de l’eau de mer sur la santé. De somptueuses villas sont construites face à la plage, donnant naissance à l’un des plus remarquables ensembles d’architecture Belle Époque du littoral français. Les vacanciers viennent profiter des bains, des promenades sur l’esplanade et de la vie mondaine qui anime la station.
La Fête des Baigneurs est née de la volonté de préserver et de faire revivre ce patrimoine exceptionnel. Chaque année, le quatrième week-end de juillet, la station retrouve ainsi l’atmosphère de son âge d’or grâce aux costumes d’époque, aux défilés, aux animations, aux voitures anciennes et, bien sûr, au traditionnel bain de mer en costume. Plus qu’une simple fête, c’est un véritable hommage à l’histoire de Mers-les-Bains et à ceux qui ont contribué à façonner son identité balnéaire.
Même si je n’ai pas pu profiter de la journée du dimanche, cette édition 2026 m’aura une nouvelle fois convaincu que la Fête des Baigneurs est l’un des événements les plus photogéniques de notre région. Entre patrimoine architectural, passion des reconstitutions historiques et bonne humeur des participants, tout est réuni pour passer une excellente journée… et repartir avec une carte mémoire bien remplie !
Le Bois de Cise, un écrin Belle Époque entre forêt et falaises

À quelques kilomètres d’Ault, le Bois de Cise est sans doute l’un des lieux les plus étonnants de la côte picarde. Niché au fond d’une valleuse creusée dans les hautes falaises de craie, ce petit bois semble presque hors du temps. En quelques minutes seulement, on passe du plateau balayé par les vents à une véritable forêt où se cachent d’élégantes villas Belle Époque.
À la fin du XIXᵉ siècle, ce vallon sauvage est transformé en station balnéaire. De riches familles parisiennes y font construire leurs résidences secondaires, profitant d’un environnement exceptionnel où la fraîcheur du bois rejoint les paysages marins. Aujourd’hui encore, une promenade dans les allées sinueuses permet d’admirer ces magnifiques villas, chacune avec son architecture, ses bow-windows, ses colombages, ses balcons ouvragés ou ses vérandas tournées vers la mer. Elles témoignent du faste de cette époque où les bains de mer étaient devenus synonymes d’élégance et de villégiature.
Le Bois de Cise conserve un charme indéniable, même si certaines évolutions récentes viennent parfois ternir l’harmonie des lieux. Au détour des ruelles, le regard est régulièrement attiré par un enchevêtrement de fils électriques et téléphoniques qui traversent les façades des villas. Dans un site au patrimoine architectural aussi remarquable, leur enfouissement contribuerait sans aucun doute à mieux mettre en valeur ces demeures Belle Époque. De la même manière, quelques constructions contemporaines, autorisées à proximité immédiate des villas historiques, rompent parfois l’unité architecturale qui faisait l’identité de la station balnéaire. Sans remettre en cause la nécessité de faire vivre le site, on ne peut qu’espérer que les futurs projets s’intègrent davantage à ce patrimoine exceptionnel.
Le cœur du Bois de Cise invite à la flânerie. Les petites routes serpentent entre les arbres, les jardins et les villas, offrant une ambiance paisible où le couvert végétal alterne avec de belles ouvertures sur les façades. Il s’agit davantage d’un vaste bois que d’une forêt dense : les arbres sont relativement espacés et la lumière traverse facilement les feuillages, créant des conditions idéales pour la photographie. Au fil de la promenade, les points de vue se succèdent et permettent d’admirer les maisons sous des angles variés.
En poursuivant la balade, on rejoint le spectaculaire escalier qui descend vers la plage. Depuis le sommet de la falaise, la vue s’ouvre sur la Manche et les immenses falaises de craie. En bas, le paysage change complètement. À marée basse apparaît un vaste plateau crayeux, véritable livre ouvert sur la géologie de la côte. Des milliers de silex noirs émergent de la craie blanche. Lentement arrachés à la falaise par l’érosion, ils roulent au gré des marées, s’entrechoquent pendant les tempêtes et s’arrondissent peu à peu pour devenir les galets qui caractérisent les plages de la Manche. Observer cette transformation est fascinant : ici, on assiste en quelque sorte à la naissance des futurs galets de la côte picarde.
Cette plateforme rocheuse abrite également une multitude de petites mares laissées par la marée, où l’on peut observer algues, coquillages et parfois quelques crabes. Il faut cependant rester prudent : la craie humide est très glissante et les silex fraîchement cassés sont extrêmement coupants. De bonnes chaussures sont indispensables pour profiter du site en toute sécurité.
Le Bois de Cise est un lieu unique où se rencontrent patrimoine, nature et géologie. Entre les élégantes demeures de la Belle Époque, la fraîcheur de la forêt et le spectacle permanent des falaises de craie façonnées par la mer, cette promenade compte parmi les plus belles de la côte picarde. Les amateurs de photographie y trouveront, quelle que soit la saison, une lumière et des ambiances toujours renouvelées, faisant du Bois de Cise une destination incontournable entre Ault et Mers-les-Bains.
Des vagues et des oiseaux à Quend-plage

Voici une série de photos réalisées sur la plage de Quend-Plage, à deux pas de la baie de Somme. En ce début janvier, la tempête Ingrid nous épargne et nous offre le spectacle d’une belle mer agitée en fin d’après-midi alors que le soleil s’apprête à disparaitre derrière l’horizon. Les vagues sont impressionnantes et les embruns s’envolent dans le contre-jour, créant un spectacle sans cesse renouvellé. Les oiseaux marins evoluent gracieusement au ras des vagues à la recherche de quelques poissons égarés. On sent que les beaux jours vont bientôt revenir, çà fait un bien fou !
Nouveauté sportive à Ault‑Onival : les chars‑à‑voile débarquent

Un vent de fraîcheur sur la plage
Depuis le printemps 2025, la plage d’Onival (Ault) accueille pour la première fois des sessions de chars‑à‑voile, proposées par le Centre Nautique Sensation Large. Ouvertes à partir de 12 ans et accessibles tant aux débutants qu’aux initiés, les séances durent environ deux heures pour 42 €.
Innovation et sensations
Ce nouveau spot permet aux participants de goûter aux joies de la glisse propulsée par le vent. Les moniteurs diplômés initient le public à la manœuvre, à l’ajustement de la voile et à la lecture du vent – des savoir-faire essentiels pour maîtriser la trajectoire et la vitesse .
Organisation et logistique
- Point de rendez‑vous : base nautique Éric‑Tabarly, à l’entrée du parking face à la descente de la plage d’Onival
- Matériel fourni : char‑à‑voile avec garde‑boue, casque, et éventuellement protections. Il est conseillé de venir avec une tenue sportive, des lunettes de soleil ou un masque, des gants et des chaussures fermées.
- Conditions météo : la météo dicte la tenue des séances – elles peuvent être annulées en cas de vent insuffisant ou excessif. En général, les séances reprennent après la marée basse, sur le sable parfait pour glisser.
Fréquence et disponibilités
Les sessions sont organisées régulièrement du printemps à l’été, notamment entre avril et juillet, à des dates variées (matinées et après‑midis) suivant les horaires de marée. Il est conseillé de consulter l’agenda en ligne pour réserver la session souhaitée .
Cette pratique offre à la fois adrénaline, technicité et plaisir de plein air et c’est une manière ludique et nouvelle de (re)découvrir ce bout de côte picarde.