Oiseaux

La baie de Somme du nord au sud

Voici un petit melting-pot de photos réalisées en baie de Somme, au Hourdel, au Cap Hornu et au Crotoy. vous trouverez pêle-mêle des bagarres de spatules blanches, des images assez graphiques de filets de pêche, des lilas de mer ou encore les touristes venus observer les phoques. Il y a également des vues aériennes du Crotoy au soleil couchant alors que la marée basse découvre les méandres de la baie et un petit focus sur les chars-à-voile à Quend-Plage.

Photographie ornithologique au marais du Crotoy en Baie de Somme

Il faut se lever tôt pour aller se poster le long de la piste cyclable alors que l’endroit est encore calme, mais le marais du Crotoy en baie de Somme offre souvent de belles observations ornithologiques au printemps. C’est le moment des naissances et les oiseaux un peu territoriaux tels que foulques maroules ou les cygnes tuberculés défendent leur territoire avec férocité. Les bagarres ne son pas rare et çà éclabousse fort !

Un peu plus tard en saison, ils promènent leurs jeunes pour le nourrissage ou improvisent des séquences de toilettage en famille. En revanche, les mouettes ne se sont pas tellement reproduites cette année, il semble que la grippe aviaire ait beaucoup perturbé la colonie. Il y a cependant fréquemment au moins une grande aigrette ou une garzette pour faire le show et le bonheur du photographe ornitho…

Photo ornitho au Hâble d’Ault

Ce printemps aura encore été une belle saison pour photographier les oiseaux en baie de Somme, au Hâble d’Ault notamment. J’ai eu la chance faire quelques belles rencontres avec les courlis corlieux ou les mouettes mélanocéphales, ou encore de voir le ballet des alouettes nourrissant leurs petit dans leur nid, une simple cache au pied d’une touffe d’herbe. Les gravelots étaient présent aussi et la saison des amours m’a permis d’immortaliser quelques parades et accouplements. Enfin, les traquets motteux prés des terriers de lapins et les linottes mélodieuses peu farouches et si colorées ont fait le reste du spectacle. C’est beaucoup d’attente mais quand l’oiseau offre une belle image c’est vraiment un grand plaisir. Et le reste du temps, le temps passé à observer est tellement riche d’enseignements…

Les sorties nature du Festival de l’oiseau

Comme chaque année j’ai eu le plaisir de suivre quelques-unes des sorties nature organisées dans le cadre du Festival de l’oiseau. En voici un petit résumé en images :

« Ces acrobates, rois des airs et des mers » avec Olivier Hernandez, au pied des falaises de Ault. Passionnantes observations des oiseaux qui nichent dans les falaises dans un cadre très riche du point de vue géologique, et le partage des connaissances d’un des naturalistes les plus pointus de la région !

https://www.randonnee-baie-de-somme.com/le-guide/

« Phoques et flore au cœur de la Baie d’Authie » avec Patrick Bailleux. Un boucle dans la baie d’Authie qui commence avec l’observation des phoques et la découverte de leur mode de vie, et qui se poursuit dans la réserve par l’étude de la flore ! Patrick est un guide excellent, féru de photo animalière qui plus est !

« Sur les pas du chevreuil aux bois d’argent » avec Bettina Lanchais. Une super sortie nature à faire avec les enfants pour l’éveil des sens dans la forêt, apprendre à regarder, toucher, sentir les plantes et les arbres, tout en cherchant les indices pour la chasse au trésor ! Je me suis vraiment régalé, je conseille sans réserves !

« Sophro-Détente sur la plage » avec Ingrid Rensonnet. Juste quelques photos pour ne pas troubler ce moment de détente où l’on pense à sa respiration et où l’on se laisse porter par la voix de la sophrologue… dans le cadre magnifique de la baie.

https://www.parcheminsetdestins.com/

« Balade botanique et poétique en baie de Somme » avec Flora Delalande. Un excellent moment passé avec Flora à la découverte des plantes de la baie et de leurs propriétés. Flora est botaniste mais aussi poète, elle partage ses textes tout au long de la promenade créant ainsi une belle ambiance dans le groupe… Et le goûter maison cuisiné à partir des plantes qu’elle récolte est délicieux !

« Les passereaux des fourrés dunaires » avec Julien valentin de l’ONF. L’occasion pour moi de découvrir la réserve biologique de Merlimont que je ne connaissais pas du tout. Un lieu exceptionnel avec une plaine humide entre deux cordons dunaires. Beaucoup d’oiseaux à écouter ! Et des trous de bombes de 14-18 devenus aujourd’hui des mares à la biodiversité très riche.

http://www1.onf.fr/gest…/++oid++665c/@@display_advise.html

« Sylvothérapie en forêt de Crécy » avec Bettina Lanchais. Un grand bain de forêt et une pratique ancestrale connue pour réduire le stress, l’hypertension, améliorer le sommeil… Bettina vous guide dans la marche respirée et la méditation pour une connexion intime avec la nature et tout spécialement les arbres. Et çà fait un bien fou !

La vie du Marais

Malgré la sécheresse et la baisse du niveau d’eau dans le marais du Crotoy, quelques observations ornithologiques étaient quand même possibles cette année. Voici donc quelques images de la vie du marais, au printemps et en début d’été. Les scènes de nourrissage des foulques macroules étaient vraiment intéressantes à observer, les parents travaillant d’arrache-pied pour trouver et remonter la nourriture pour leur nombreuse progéniture.

Chez les spatules, à cette époque les jeunes étaient déjà bien émancipés, même s’ils continuaient à harceler les adultes pour quémander de la nourriture. Les autres se toilettent mutuellement ou vont à la pêche avec une efficacité redoutable !

Parfois la vie des oiseaux est perturbée par le passage d’une vache Higland ou de quelques Henson, accompagnés de hérons garde-bœufs…

Nourrissage des jeunes spatules en baie de Somme

Si vous voulez savoir ce que c’est que le harcèlement, je vous conseille d’aller observer les jeunes spatules qui réclament à manger aux adultes au marais du Crotoy. Dans ce marais de la baie de Somme, on peut les voir poursuivre leur victime en hochant la tête frénétiquement et en poussant de nombreux cris. Le pauvre parent (ou pas d’ailleurs) essaie de s’éloigner de ce gêneur, à pied ou en volant plus loin, mais rien n’y fait. Le juvénile le poursuit, le presse, le prend sous son aile, tapote son bec avec le sien. Au final, l’adulte finit par le laisser enfourner son bec dans son propre gosier pour lui régurgiter de la nourriture et satisfaire sa faim.