Champs de coquelicots en Baie de Somme

Le secteur de Saint-Valery-sur-Somme, notamment du côté de Pendé et du Cap Hornu, est réputé au printemps pour ses nombreux coquelicots qui colorent les champs et les chemins ruraux. Chaque année, ces touches de rouge attirent le regard des promeneurs et offrent de belles opportunités aux photographes.
Cette saison, la présence des coquelicots était toutefois beaucoup plus discrète. Les conditions météorologiques et les pratiques agricoles influencent fortement leur développement, et les grandes étendues écarlates que l’on peut parfois observer dans la région étaient rares. J’ai néanmoins eu la chance de découvrir cette belle bordure de champ de luzerne au Cap Hornu, où les fleurs apportaient leurs couleurs au paysage.
Cette série de photographies témoigne de cette rencontre. Même moins abondants que certaines années, les coquelicots conservent tout leur charme et rappellent combien les paysages de la baie de Somme savent se renouveler au fil des saisons.
Affiches de la Baie de Somme : une collection originale entre photographie et création numérique

La collection d’affiches de la Baie de Somme apparait sur ce site avec une nouvelle série de créations inspirées de mes photographies originales. Ces visuels sont le fruit d’un travail mêlant prise de vue, retouches numériques et, dans certains cas, l’utilisation raisonnée de l’intelligence artificielle générative.
L’objectif n’est pas de remplacer la photographie, mais d’explorer de nouvelles interprétations artistiques de lieux emblématiques de la Baie de Somme, tout en conservant l’âme des scènes photographiées.
Une création qui commence toujours par une photographie originale
Toutes les affiches présentées dans cette collection sont réalisées à partir de mes propres photographies. Chaque image est d’abord sélectionnée pour sa composition, sa lumière et son potentiel esthétique.
Le travail de création se poursuit ensuite à travers différentes étapes :
- développement et optimisation de la photographie ;
- retouches numériques classiques ;
- travail sur les couleurs et l’ambiance ;
- intégration ponctuelle d’outils d’IA générative pour enrichir certains détails ou créer un rendu artistique spécifique.
Cette approche permet de proposer des affiches de la Baie de Somme originales, inspirées de lieux réels tout en assumant une dimension créative et graphique.
Deux styles pour deux sensibilités
Pour cette nouvelle série, je teste actuellement deux directions artistiques distinctes.
Le style « aquarelle »

Inspiré des carnets de voyage et des illustrations traditionnelles, ce traitement apporte douceur, lumière et poésie aux paysages de la Baie de Somme.
Les contours deviennent plus délicats, les textures se fondent subtilement et l’ensemble évoque une œuvre peinte à la main. Ce style se prête particulièrement bien aux ruelles de Saint-Valery-sur-Somme, aux ports, aux reflets sur l’eau et aux ambiances lumineuses du littoral picard.

Le style « affiche contemporaine »

Plus graphique et plus moderne, ce traitement s’inspire des affiches touristiques revisitées.
Les couleurs sont renforcées, les contrastes plus marqués et l’image adopte un rendu dynamique qui attire immédiatement le regard. Ce style met particulièrement en valeur l’architecture, les scènes de promenade et les paysages emblématiques de la Baie de Somme.
Ces deux approches permettent de proposer des affiches de la baie de Somme adaptées à différents goûts et différents types de décoration intérieure.

Le retour en force des affiches décoratives
Depuis quelques années, les affiches décoratives connaissent un véritable engouement.
Qu’il s’agisse d’illustrations vintage, de cartes anciennes revisitées ou d’affiches touristiques contemporaines, elles sont devenues un élément incontournable de la décoration murale. Les paysages régionaux occupent une place particulière dans cette tendance, car ils permettent d’afficher un attachement à un territoire, à des souvenirs de voyage ou à un lieu de cœur.
La Baie de Somme, avec ses villages de caractère, ses lumières changeantes et ses paysages préservés, constitue naturellement une source d’inspiration idéale pour ce type de création.
Des affiches disponibles sur de nombreux supports
Les créations sont désormais disponibles à la commande via le laboratoire photo avec lequel je travaille en suivant ce lien.
Selon les options proposées par le laboratoire, ces visuels peuvent être imprimés sur différents supports :
- posters ;
- encadrements ;
- toiles ;
- panneaux décoratifs ;
- objets personnalisés selon les références disponibles au catalogue.
Cette collaboration permet de garantir une qualité d’impression professionnelle et une restitution fidèle des couleurs et des détails et un grand choix de dimensions et de supports.
Une utilisation responsable de l’intelligence artificielle
L’intelligence artificielle suscite aujourd’hui beaucoup d’intérêt, mais aussi de nombreuses questions.
Dans ma démarche, elle reste un outil parmi d’autres, utilisé avec mesure et discernement. Les photographies originales demeurent la base de chaque création et l’essentiel du travail repose toujours sur le regard du photographe, le choix des images et les retouches artistiques.
Pour cette raison, et afin de conserver une approche cohérente et responsable, les nouvelles créations réalisées avec l’aide de l’IA seront publiées de manière ponctuelle.
Cette collection d’affiches de la Baie de Somme a été créée pour répondre aux demandes des visiteurs, de collectionneurs et d’amoureux de la région qui souhaitent acquérir des œuvres décoratives inspirées des paysages locaux. Cependant, il ne s’agit pas de produire massivement des images générées, mais plutôt de proposer, de temps à autre, quelques créations originales soigneusement élaborées.
Saint-Valery-sur-Somme à l’honneur
Les premières créations mettent à l’honneur Saint-Valery-sur-Somme, l’un des villages les plus emblématiques de la Baie de Somme.

Ses ruelles pavées, ses maisons de caractère, ses façades fleuries et son ouverture sur l’estuaire offrent un terrain de jeu exceptionnel pour explorer ces nouvelles formes d’expression visuelle.
D’autres lieux emblématiques pourraient rejoindre progressivement la collection : Le Crotoy, Cayeux-sur-Mer, la Pointe du Hourdel ou encore les vastes paysages naturels qui font la renommée de la Baie de Somme.
Découvrez la collection
Si vous recherchez une affiche de la Baie de Somme, une décoration murale originale ou une idée cadeau mettant à l’honneur l’un des plus beaux territoires de France, cette nouvelle collection mérite le détour.
Entre photographie, création numérique et interprétation artistique, ces affiches proposent une autre manière de redécouvrir les paysages et l’atmosphère uniques de la Baie de Somme.
Au printemps, les oiseaux de la baie de Somme

Chaque printemps, la Baie de Somme devient pour moi un rendez-vous incontournable. Entre les vastes roselières, les prairies humides et les espaces préservés du Hâble d’Ault, cette région offre un terrain de jeu exceptionnel pour le photographe animalier passionné d’ornithologie.
Dès les premières heures du jour, lorsque la lumière est encore douce et que les roseaux se balancent au rythme du vent, les oiseaux s’activent. C’est dans ces instants privilégiés que commencent les longues séances d’affût, faites de patience, d’observation et parfois d’une bonne dose de persévérance.
Parmi les espèces que je chérie particulèrement figure la Gorgebleue à miroir. Véritable joyau des roselières, ce petit passereau au plumage éclatant est toujours un sujet fascinant à observer et à photographier. Son chant puissant résonne au-dessus des roseaux tandis qu’il se perche quelques secondes sur une tige avant de disparaître aussi vite qu’il est apparu.
Le Phragmite des joncs fait également partie de mes sujets favoris. Au printemps il chante à tue-tête pour attirer les femelles, son observation est facile. Le Pipit farlouse, le Tarier pâtre, le Traquet motteux ou encore les Bergeronnettes grises et printanières complètent cette galerie de petits oiseaux qui occupent une grande partie de mes sorties photographiques.
Ces passereaux sont souvent assez difficiles à photographier. Leur petite taille, leur mobilité incessante et leur méfiance obligent à attendre le bon moment, parfois durant de longues minutes, voire plusieurs heures. Mais lorsque tous les éléments s’alignent – une belle lumière, un comportement intéressant et un arrière-plan harmonieux – la satisfaction est immense. Une seule image réussie suffit souvent à récompenser toute cette patience.
Bien sûr, la Baie de Somme réserve aussi de nombreuses rencontres avec des espèces plus imposantes et souvent plus faciles à observer. Les élégantes Échasses blanches, les majestueuses Cigognes blanches, les Tadornes de Belon ou encore les Vanneaux huppés offrent eux aussi de magnifiques opportunités photographiques et contribuent à la richesse exceptionnelle du site.
Mais au-delà des photographies rapportées, ce sont surtout les moments passés au cœur de la nature qui rendent ces sorties si précieuses. S’immerger dans les paysages des roselières, écouter les chants du printemps, observer les interactions entre les oiseaux, comprendre leurs comportements et apprendre simplement en regardant : voilà ce qui me motive à revenir année après année.
La photographie animalière est souvent une école de patience. Elle nous invite à ralentir, à être attentif aux moindres détails et à accepter que la nature décide du rythme. En Baie de Somme comme au Hâble d’Ault, chaque sortie est différente, chaque observation apporte son lot de découvertes, et chaque belle image raconte un instant unique de cette vie sauvage si riche et si fragile.
C’est sans doute pour cela que le printemps reste ma saison préférée pour parcourir ces espaces naturels exceptionnels : pour le plaisir de la photographie, bien sûr, mais aussi pour celui d’être simplement spectateur du réveil de la nature.
Les géants doux du Ponthieu : rencontre avec deux chevaux Boulonnais

Sur la route qui mène vers la baie de Somme, non loin de Nouvion-en-Ponthieu, il suffit parfois d’un simple arrêt au bord d’une pâture pour vivre une belle rencontre. C’est là que j’ai croisé ces deux magnifiques chevaux Boulonnais, paisiblement occupés à brouter sous le ciel picard.
Photographier des chevaux en pâture demande un peu de patience. La plupart du temps, leur attention est tournée vers l’herbe tendre qui pousse à leurs pieds. Il faut alors attendre qu’ils relèvent la tête, l’espace de quelques secondes, ou profiter du moment où ils traversent le pré pour venir à votre rencontre. Car ces deux-là sont particulièrement sociables. Curieux et confiants, ils n’hésitent pas à s’approcher de la clôture pour réclamer quelques caresses et observer leur visiteur de plus près.
À mesure qu’ils se rapprochent, on prend toute la mesure de leur impressionnante stature. Leur large poitrail, leur musculature puissante et leurs épaules massives témoignent de siècles de sélection pour le travail de trait. Pourtant, malgré leur force évidente, leur regard reste doux et leur comportement d’une grande tranquillité. Leur élégante crinière apporte même une touche de noblesse à cette silhouette de colosse.
Le Boulonnais est l’une des plus anciennes races de chevaux de trait françaises. Originaire des Hauts-de-France, il est souvent surnommé le « Pur-Sang des chevaux de trait » en raison de son élégance et de ses allures plus légères que celles d’autres races de travail. Son histoire est intimement liée à celle de la côte d’Opale et des plaines du Nord.
Pendant plusieurs siècles, le modèle léger du Boulonnais, appelé le « mareyeur », joua un rôle essentiel dans le transport du poisson frais. Attelés à des chariots chargés de la pêche débarquée à Boulogne-sur-Mer ou à Dieppe, ces chevaux parcouraient à vive allure les routes menant jusqu’aux Halles de Paris. Avant l’arrivée du chemin de fer, ils assuraient ainsi la fameuse « Route du Poisson », couvrant parfois plus de cent kilomètres en une seule journée. Leur endurance, leur puissance et leur rapidité faisaient leur réputation bien au-delà de leur région d’origine.
Au XIXᵉ siècle, avec le développement de l’agriculture intensive, un type plus imposant apparaît : le grand Boulonnais, particulièrement apprécié pour les travaux des champs et le transport de lourdes charges. Sa force exceptionnelle en fait alors l’un des chevaux de trait les plus recherchés de France.
Comme beaucoup de races de trait, le Boulonnais a cependant connu un fort déclin après la mécanisation de l’agriculture. Les effectifs ont chuté au point que la race est aujourd’hui considérée comme l’une des plus menacées parmi les chevaux de trait français. Depuis plusieurs décennies, éleveurs, associations et passionnés multiplient les initiatives pour préserver ce patrimoine vivant. Concours, manifestations d’attelage, utilisation dans les travaux agricoles ou forestiers, tourisme et loisirs équestres contribuent à maintenir la race et à faire découvrir ses qualités au grand public.
Observer ces deux chevaux dans leur pâture du Ponthieu, c’est finalement contempler bien davantage que de simples animaux. C’est rencontrer un fragment de l’histoire rurale des Hauts-de-France, un héritage façonné par les hommes, les paysages et les routes qui reliaient autrefois la côte aux grandes villes du royaume.
Face à leur puissance tranquille et à leur gentillesse naturelle, on comprend aisément pourquoi le cheval Boulonnais continue de susciter autant d’attachement. Un géant, certes, mais un géant au cœur tendre.
Un festival de l’oiseau riche de sa diversité

Voici quelques semaines que l’édition 2026 du festival de l’oiseau 2026 est close et j’ai enfin terminé de trier les images des sorties nature que j’ai eu la chance de pouvoir suivre cette année. La météo nous a offert un soleil magnifique toute la semaine et on a vraiment eu de la chance de pouvoir en profiter ainsi ! Encore une fois le festival nous a permis de partager de magnifiques expériences. On a marché le long des chemins de campagne, on a grimpé en haut des falaises, on a traversé un désert à marée basse, on a exploré les mares en forêt, et flâné le long des villas du bois de Cise et sur les bords de Somme. On a attrappé et observé des petites bêtes avec des noms latins compliqués, on a compté leurs pattes, leurs antennes, on les a même laissé nous escalader avant de les libérer. On a compté les oiseaux qui passaient arrivant d’Afrique ou d’Autralie, on a regardé ceux qui vienennt faire des bébés chez nous, on a vu des tritons, des larves de libellules, une renarde et même des mouflons. On a écouté les oiseaux chanter, goûté les plantes comestibles, on a pataugé dans la gadoue, sauté dans les vagues, pêché des crevettes et même des poissons ! On s’est régalés de voir les enfants faire ces découvertes, on a parfois bien rit, on a appris, on a partagé des inquiétudes et des espoirs, on a donné un peu et reçu beaucoup. Un immense merci aux guides qui nous ont accompagnés et qui nous ont transmis leurs connaissances et leurs capacité d’emerveillement face à la nature, et un immense merci également à toute l’équipe du Festival qui oeuvre toute l’année pour organiser ce magnifique festival !
Une balade printanière en baie de Somme, entre brume, lumière dorée et air iodé

Le printemps est sans doute l’une des plus belles saisons pour découvrir la baie de Somme. Les journées s’allongent, la nature s’éveille et la lumière, si particulière, offre des ambiances changeantes au fil des heures. Cette promenade nous emmène du lever du soleil au Crotoy jusqu’au Hourdel, en passant par Saint-Valery-sur-Somme, Ault et Cayeux-sur-Mer.
Le Crotoy au lever du soleil
La journée débute avant l’aube. Peu à peu, les premières lueurs percent la brume qui enveloppe encore la baie. Le Crotoy émerge lentement de ce voile cotonneux, révélant un spectacle dont seule la nature a le secret.
Vu du ciel, le paysage prend une dimension presque irréelle. Les ruelles, le port et la plage se dévoilent progressivement tandis que la lumière dorée du soleil levant vient caresser les façades. Face à la baie, la silhouette emblématique des Tourelles se découpe à contre-jour, offrant un contraste saisissant qui fait le bonheur des photographes comme des pilotes de drone.
Chaque minute apporte une nouvelle nuance, une nouvelle atmosphère. Impossible de se lasser de ce spectacle.
Saint-Valery-sur-Somme, au rythme du chenal
Quelques kilomètres plus loin, direction le fond de la baie et les quais de Saint-Valery-sur-Somme. Ici, la vie du port suit le rythme des marées. Les bateaux profitent du chenal pour entrer ou quitter le port, offrant un ballet permanent que l’on observe avec plaisir en flânant le long de la promenade.
Le moment fort de la visite reste sans doute l’arrivée du petit train à vapeur. Dans un nuage de fumée blanche et au son caractéristique de son sifflet, il rejoint le port sous les regards des nombreux visiteurs.
Une fois les voyageurs descendus, le spectacle continue. Les passionnés de chemin de fer assistent aux manœuvres d’aiguillage qui permettent de replacer la locomotive à l’autre extrémité du convoi avant son départ dans le sens inverse. Une opération minutieuse qui rappelle toute la magie des chemins de fer d’autrefois.
Ault et Cayeux-sur-Mer, les bienfaits du grand large
La promenade se poursuit vers le sud de la baie, à Ault puis à Cayeux-sur-Mer. Le vent marin souffle doucement et les grandes plages invitent à ralentir le pas.
C’est ici que l’on croise régulièrement les adeptes du longe-côte. Combinaison néoprène enfilée, ils avancent en groupe dans l’eau, entre les vagues, pratiquant cette discipline aussi sportive que vivifiante. Leur progression offre une scène typique du littoral picard, où la mer fait partie intégrante du quotidien.
Une fin de journée au Hourdel
Pour conclure cette escapade printanière, direction Le Hourdel. Le petit port de pêche conserve toute son authenticité et réserve toujours de belles surprises.
Cette année, une nouvelle guinguette anime les quais. Installés en terrasse face à la baie, les visiteurs profitent d’un concert de clarinette qui accompagne parfaitement la douceur de la fin de journée. L’ambiance est conviviale, simple et chaleureuse, idéale pour prolonger la balade autour d’un verre.
Au large, les chalutiers poursuivent leur activité tandis que, sur les bancs de sable découverts par la marée, les phoques se reposent paisiblement. Le contraste entre l’activité des pêcheurs et la quiétude de la faune sauvage résume à lui seul toute la richesse de la baie de Somme.
Une baie aux mille visages
En une seule journée, la baie de Somme dévoile une incroyable diversité de paysages et d’ambiances. Des brumes matinales du Crotoy aux lumières du soir au Hourdel, en passant par l’animation de Saint-Valery-sur-Somme et les grands espaces d’Ault et de Cayeux-sur-Mer, chaque étape révèle un nouveau visage de ce territoire d’exception.
Au printemps, lorsque la nature reprend ses droits et que la lumière devient magique, cette balade offre sans doute l’une des plus belles façons de découvrir la baie de Somme.